Des opérateurs sénégalais dans le secteur de l’énergie ont effectué une mission de benchmarking (analyse comparative), du 6 au 10 mai 2019 à Tunis afin de s’inspirer du modèle tunisien, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote de l’achat du surplus de production d’énergie électrique d’origine renouvelable.

Selon la GIZ, partenaire du projet de Promotion d’un marché d’électricité respectueux du climat dans la région de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), cette mission s’inscrit dans le cadre d’un programme régional d’énergie dénommé “ProMERC”, un programme qui vise entre autres objectifs l’amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les pays de la CEDEAO, cofinancé par l’Union européenne.

En dépit de la croissance économique importante de 5 à 8 % par an que connaissent les pays de la CEDEAO, depuis 2010, l’approvisionnement insuffisant et peu fiable en électricité constitue toujours un frein majeur au développement de la région.

Sur une population d’environ 350 millions d’habitants, seuls 42 % ont un accès à l’électricité. Un marché de l’électricité commun aux quinze Etats membres de la CEDEAO permettrait de renforcer l’utilisation transfrontalière des énergies renouvelables et des autres sources d’énergie puis d’améliorer et de stabiliser l’approvisionnement en électricité, selon la GIZ.

En Tunisie, le modèle de vente d’électricité produite à partir des énergies renouvelables constitue un modèle de promotion de ces énergies et une technique réussie pour les introduire au mix énergétique. Il est régi par le Décret gouvernemental daté du 24 août 2016.

Ce décret stipule que conformément aux dispositions de la loi de 2015 sur la production d’électricité à partir des énergies renouvelables (ER), tout producteur d’électricité à partir des ER à des fins d’autoconsommation, raccordé au réseau électrique national en basse tension, bénéficie du droit de vente des excédents d’électricité produite, exclusivement à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui s’engage à les acheter dans le cadre d’un contrat conclu entre les deux parties.

La puissance électrique installée de l’unité de production ne doit pas dépasser la puissance souscrite du producteur auprès de la STEG.

Tout producteur d’électricité à partir des énergies renouvelables à des fins d’autoconsommation et raccordé au réseau électrique national en basse tension, doit présenter une demande à la STEG.