Plus de 20° en janvier, une sécheresse accentuée, des barrages pratiquement vides et des prix qui grimpent et qui grimpent, vidant le panier de la ménagère laquelle ne sait plus où donner de la tête. J’oubliai le dinar qui s’effrite et des politicards qui s’étripent…

Dans notre pays, on a toujours eu l’habitude de demander à l’Etat de nous former, de nous loger, de nous employer et de résoudre nos problèmes, au point que toute initiative a pratiquement disparu ou est pour ainsi dire suspecte: on a tellement appris à naître enfant de fonctionnaire et mourir en fonctionnaire retraité… Tout ça avec la bénédiction du syndicat qui ne sait plus de quel bord il est, s’il syndique ou s’il gouverne.

Regardez autour de vous, le système économique est complètement grippé pour ne pas dire bloqué pour des raisons intrinsèques liées à sa structuration et sa nature: ce mécanisme hybride créé il y a plus de 50 ans fonctionne, d’une part grâce à des subsides de l’Etat, et, d’autre part par des initiatives privées que l’Etat regarde avec suspicion et taxe et surtaxe parfois avec plaisir voire une dose de masochisme mesuré…

Pourtant, ce ne sont pas les opportunités de réussite qui manquent malgré le nombre d’opportunistes qui sucent le sang de ce pays: les idées existent, les hommes et les femmes sont là, les idées sont là. Mais tout le reste manque:

  • l’administration est devenue tellement tentaculaire qu’elle passe son temps à gérer ses problèmes,
  • le système politique est devenu tellement bavard qu’il ne s’écoute même plus et n’intéresse plus personne,
  • les syndicats sont devenus tellement exigeants qu’on ne sait plus s’ils défendent le travail et les travailleurs ou le syndicalisme pour le syndicalisme.

Ras-le-bol de cette situation qui mène le pays à la dérive et empêche ceux qui veulent faire de faire.

Je voudrais citer un exemple assez édifiant que j’appellerais le syndrome ELYES : voilà quelqu’un qui a occupé l’un des plus importants postes de l’audiovisuel mais qui a échoué sous la pression des uns et des autres, puis se retrouve sous les feux des projecteurs, resplendissant et plein d’imagination. Faut-il remercier celui qui lui en a donné l’occasion?

Je suis et je reste convaincue que le panier de la ménagère se remplira le jour où le système évoluera et deviendra moins accaparant, car, quand on nous raconte que l’économie parallèle représente 40-50% du poids de l’économie, la question se pose de savoir où peuvent se rencontrer deux parallèles.