François Hollande promet la libre circulation des jeunes entre la France et la Tunisie

Par : TAP

francois_holland-06072013.jpg«Mon
voyage en Tunisie avait pour moi un seul objet, celui d’appuyer, au nom de la
France, la transition démocratique en Tunisie et de réaffirmer toute notre
amitié au peuple tunisien dans son ensemble». C’est ce qu’a déclaré le président
français, François Hollande, au terme de sa visite d’Etat de deux jours (4-5
juillet) en Tunisie, qui s’exprimait lors d’une conférence Tenue, vendredi
après-midi, au palais du Baron D’Erlanger, assurant au passage que la France
«sera toujours aux côtés de la Tunisie afin qu’elle réussisse sa révolution et
fera en sorte que ce qui s’est produit dans ce pays puisse être un succès pour
offrir un exemple à la Méditerranée et à tous les peuples qui luttent pour une
vie meilleure».

“La série de rencontres que j’ai eues avec les hauts responsables,notamment avec
le président Moncef Marzouki, n’avait qu’une seule finalité, celle de témoigner
à la Tunisie notre soutien et notre souhait de la voir accomplir sa révolution
jusqu’au bout avec une Constitution qui soit garante de l’Etat de droits, en
fixant le pouvoir et le contre-pouvoir et avec, en perspectives, des élections
libres”, a souligné Hollande.

François Hollande a, par ailleurs, assuré que la France sera, également, aux
côtés de la Tunisie pour favoriser le développement économique, en «nouant de
nouveaux partenariats dans le cadre d’une coopération profonde et d’un modèle de
co-développement». Il y a également le souci de créer des alliances permettant
aux Tunisiens comme aux Français de «tirer le meilleur parti du potentiel
formidable que celui d’avoir une large communauté tunisienne en France et
française en Tunisie».

Est-il aussi possible de nouer des alliances pour conquérir ensemble de nouveaux
marchés, en témoignent les différents accords de partenariat, fruits de cette
visite dans divers domaines clés, dont l’agroalimentaire, les énergies
renouvelables, les nouvelles technologies de l’information et de la
communication, ainsi que le tourisme.

Le chef de l’Etat français a, en outre, affirmé avoir adressé un message à
l’attention des jeunes, des créateurs et des hommes et femmes qui veulent
circuler librement, message dans lequel il a fait part de l’engagement de la
France à faciliter cette mobilité, annonçant que des mesures ont été prises dans
ce sens.

Interrogé sur ce qui se passe en Egypte, sur la situation qui y prévaut et qui
pourrait être une sorte d’avertissement pour le gouvernement tunisien, François
Hollande a tout d’abord expliqué que «même si des comparaisons peuvent être
faites, les réalités sont différentes».

Aujourd’hui, a-t-il ajouté, la responsabilité de la Tunisie est très grande
surtout avec la vague de violence et d’insécurité en Libye, le climat
d’incertitude et de crainte en Egypte et la guerre civile en Syrie.

«En Tunisie, hauts responsables, protagonistes politiques, ainsi que le peuple,
tous sont responsables pour faire en sorte que le printemps arabe puisse
connaître son aboutissement au service de la liberté et de la démocratie»,
a-t-il conclu.

WMC/TAP