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à la Bourse de New York (Photo : Spencer Platt)

[22/09/2012 05:24:07] NEW YORK (AFP) Redescendue sur terre après le coup de pouce donné par les banques centrales, la Bourse de New York aborde la semaine sur une note hésitante, désireuse de poursuivre son envol mais assaillie par le doute, notamment au sujet de la zone euro.

Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a lâché 0,10%, terminant vendredi à 13.579,47 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part abandonné 0,13% à 3.179,96 points.

L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a reculé de 0,38%, pour finir à 1.460,15 points.

Après les effets stimulants des banques centrales, “on voit un retour à la réalité, et la réalité, c’est que les économies sont toutes en train de ralentir, que ce soit la Chine ou les Etats-Unis”, a relevé Gregori Volokhine, président de Meeschaert New York.

A l’issue d’une série de séances hésitantes, au cours desquelles le marché a évolué au gré de la publication d’indicateurs en demi-teinte, les investisseurs espéraient toujours consolider leurs gains des semaines précédentes.

Les courtiers “sont en pleine digestion”, a noté Evariste Lefeuvre, de Natixis.

Mais les statistiques ont montré que même aux Etats-Unis, l’économie peinait à retrouver ses couleurs d’avant la crise, une relative amélioration sur le front de l’immobilier, longtemps un point noir de l’économie américaine, étant contrebalancée par une quasi stagnation du marché de l’emploi et des indicateurs d’activité régionaux peu brillants.

“Au vu de tout cela, il est quand même étonnant que le marché d’actions reste si résistant et parvienne à se maintenir à des niveaux atteints grâce à l’+effet Bernanke+”, a commenté Fred Dickson, de DA Davidson, en référence au président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke.

Par ailleurs, “le marché a résisté à la baisse des cours du pétrole cette semaine (après une chute d’environ 10 dollars, ndlr), ce qui est remarquable, sachant que près de 23% de l’indice S&P est directement lié aux prix du brut et que généralement quand les cours reculent, les actions des groupes énergétiques reculent”, a remarqué de son côté Art Hogan, de Lazard Capital Markets.

Pour ce stratège, outre l’effet des banques centrales, l’une des raisons de la tenue du marché est “le besoin de performance, en cette période de l’année”, car une partie des investisseurs estiment ne pas avoir enregistré assez de gains depuis le début de l’année.

“Plus personne ne suit les données de base, donc tout le monde se positionne légèrement (sans placer beaucoup d’argent, ndlr), et se jette sur n’importe quel indicateur pour améliorer sa performance par rapport au S&P”, a expliqué Peter Cecchini, de Cantor Fitzgerald.

Pour lui cependant, cette résistance, construite sur les espoirs d’un maintien du recours des banques centrales à la “planche à billets”, pourrait s’avérer dangereuse à long terme.

“L’atterrissage pourrait être douloureux lorsqu’on regardera de près les résultats décevants d’une entreprise, considérée comme un baromètre de l’économie comme FedEx, ou alors les indicateurs économiques mondiaux qui de tous côtés, sont très mauvais”, a-t-il noté.

Pour Gregori Volokhine cependant, à court terme, les investisseurs vont regarder vers l’Europe, “qui est en train de redevenir un sujet d’inquiétude majeure”, avec l’Espagne et la Grèce en ligne de mire.

Côté indicateurs, les courtiers garderont notamment un oeil sur le secteur immobilier avec l’indice Case-Shiller mardi et les ventes de logements neufs mercredi. Ils suivront aussi de près la confiance des consommateurs mardi.

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