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| à Wall Street (Photo : Stan Honda) |
[09/06/2012 08:39:54] NEW YORK (AFP) La Bourse de New York a signé sa meilleure semaine en 2012 mais aborde les prochaines séances avec prudence, espérant que l’horizon se dégagera rapidement autour des problèmes de capitalisation des banques espagnoles.
Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a gagné 3,59%, terminant vendredi à 12.554,20 points. Il n’avait pas connu de progression aussi forte depuis l’avant-dernière semaine de décembre.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 4,04% à 2.858,42 points.
L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a pris 3,73%, pour finir à 1.325,66 points.
Wall Street a progressé grâce à des “facteurs techniques” qui ont permis aux indices de maintenir leurs niveaux en dépit des turbulences sur les marchés, a expliqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
Aux Etats-Unis, les investisseurs ont été encouragés par quelques indicateurs, tels l’ISM sur les services, ainsi que le Livre Beige de la Fed qui a été publié mercredi et indique que “l’activité économique d’ensemble a crû à un rythme lent (…) de début avril à fin mai”.
Selon ce rapport de conjoncture, l’activité manufacturière, moteur principal de la reprise économique engagée à l’été 2009, “a continué de croître dans la plupart des régions”.
Le document a permis aux investisseurs “de se détourner enfin du rapport sur l’emploi”, qui avait montré la semaine dernière une reprise du chômage en mai, pour la première fois en un an, a relevé Lindsey Piegza, de FTN Financial.
En Europe, Wall Street a décortiqué les propos tenus par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et a été encouragé de voir “qu’il était prêt à agir”, a remarqué M. Cardillo.
La bourse new-yorkaise restait cependant une fois encore prisonnière des déboires d’un pays de la zone euro: l’Espagne.
En difficulté, les banques espagnoles étaient en effet l’objet de toutes les attentions. Si le gouvernement espagnol, hostile à un plan d’aide global pour son économie, assurait vendredi soir n’avoir pris aucune décision sur une éventuelle demande d’aide pour ses banques, une réunion samedi de hauts fonctionnaires de la zone euro, consacrée à cette question, était dans l’air à Bruxelles.
Dans ce contexte, les prochaines séances “vont toutes être consacrées à l’Espagne”, dans l’espoir de voir une stabilisation, a relevé M. Cardillo.
Si la question de la recapitalisation des banques de ce pays devait rester en suspens, cela pourrait malmener les marchés, a averti Mickael James, de Wedbush Securities, d’autant plus que “la période estivale débute, les volumes d’échanges se réduisent et donc la volatilité peut être plus grande”.
Dans ce contexte, peu d’indicateurs américains ont une chance d’influencer fortement Wall Street la semaine prochaine: les ventes au détail mercredi, les nouvelles inscriptions au chômage le lendemain, avant l’indice manufacturier de la région de New York et l’indice de l’université du Michigan sur le moral des consommateurs américains vendredi.
Tous les analystes expliquaient ainsi que le grand rendez-vous de la semaine prochaine aura lieu dimanche 17 juin: les Grecs sont appelés aux urnes. S’ils devaient choisir des partis opposés à la rigueur et à l’euro, une nouvelle période de secousses sur les marchés serait à prévoir.



