photo_1277978044039-1-1.jpg
Logo de l’euro (Photo : Boris Roessler)

[01/07/2010 09:55:02] BRUXELLES (AFP) Le ralentissement de la croissance dans le secteur manufacturier de la zone euro s’est confirmé en juin, selon une nouvelle estimation jeudi de l’indice des directeurs d’achats (PMI) pour ce secteur, qui confirme celle faite le 23 juin.

L’indice PMI manufacturier a baissé à 55,6 points après 55,8 points en mai, a annoncé la société Markit, qui le réalise. C’est un plus bas depuis quatre mois.

L’indice reste, pour le neuvième mois consécutif, au-dessus de la barre des 50 points qui signale une progression de l’activité. Mais sa baisse traduit un fléchissement du taux de croissance.

La croissance de la production reste importante et s’accélère légèrement par rapport à mai, le taux d’expansion moyen pour l’ensemble du second trimestre atteignant son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2006. Toutefois, “cette croissance reste encore nettement inférieure au plus haut de 10 ans enregistré en avril”, commente Markit dans son communiqué.

Devançant la France et l’Italie, l’Allemagne affiche de loin le plus fort taux d’expansion de la production des quatre principales économies de la zone euro en juin. L’Espagne enregistre une croissance modérée, son taux se repliant pour le 2e mois consécutif, tandis que les Pays-Bas et l’Irlande connaissent eux aussi un nouveau recul de la croissance.

Parmi tous les pays couverts par l’enquête, la Grèce affiche les moins bonnes performances, son taux de contraction enregistrant sa plus forte progression depuis 14 mois et s’inscrivant à un niveau proche des baisses record observées début 2009.

Pour le chef économiste de Markit, Chris Williamson, “la plus grosse inquiétude concerne le ralentissement de la croissance du volume des nouvelles commandes qui atteint son plus bas niveau depuis le début de l’année”.

Selon M. Williamson la cause de ce ralentissement est “le passage d’une politique de stimulation économique à une politique d’austérité, la crise de la dette souveraine de la zone euro et le ralentissement de la croissances des échanges commerciaux à l’échelle mondiale”.

“Même les exportateurs allemands, pourtant moteur de la reprise dans la région jusqu’à maintenant, n’ont pas été épargnés”, souligne-t-il.

“La croissance devrait ralentir au cours des prochains mois”, a-t-il mis en garde.