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é, le 15 juillet 2008 à Miami (Photo : Joe Raedle)

[14/01/2010 13:56:21] WASHINGTON (AFP) Les ventes de détail aux Etats-Unis ont baissé contre toute attente en décembre, selon les chiffres officiels publiés jeudi à Washington, mais cette mauvaise performance masque une révision en forte hausse de leur progression des deux mois précédents.

Les ventes des détaillants et des restaurants ont reculé 0,3% par rapport à novembre (en données corrigées des variations saisonnières), indique le département du Commerce, alors que les analystes les attendaient en hausse de 0,5%, selon leur consensus médian.

Mais le ministère a revu en hausse de 0,5 point à 1,8% la progression du mois de novembre, et de 0,1 point à 1,2% celle d’octobre.

Les ventes de décembre pourraient avoir souffert du mauvais temps, et notamment de la très forte tempête de neige qui a sévi pendant plusieurs jours sur le Nord-Est du pays, au moment du week-end précédent Noël, crucial pour les commerçants.

Sur l’ensemble du dernier trimestre, les ventes de détail ont augmenté de 1,7% par rapport au trois mois d’été, ce qui présage une contribution positive de la consommation des ménages à la croissance du PIB d’automne, dont le ministère doit publier une première estimation le 29 janvier.

Sur l’ensemble de 2009, néanmoins, les ventes de détail ont reculé de 6,2% par rapport à l’année précédente, après un recul de 0,5% en 2008. La baisse de 2009 est la plus forte baisse annuelle recensée depuis la première publication de cette statistique sous sa forme actuelle en 1992.

L’année se finit néanmoins mieux qu’elle a commencé, avec une hausse des ventes de détail de 5,4% en glissement annuel.

Dans son rapport de conjoncture publié mercredi, la banque centrale américaine (Fed) écrit que les dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance du pays, “ont été lors des fêtes de fin d’année légèrement plus élevées qu’en 2008, mais toujours très” inférieures à 2007.

“Les consommateurs ont été décrits de manière variée comme prudents, attentifs aux prix, et concentrés sur les biens de première nécessité, mais parfois désireux d’effectuer des dépenses discrétionnaires”, a expliqué la Fed.