[14/07/2009 16:37:47] WASHINGTON (AFP)

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à New York, le 16 avril 2009 (Photo : Spencer Platt)

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont progressé en juin pour le deuxième mois de suite, accélérant leur hausse pour augmenter de 0,6% par rapport à mai, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mardi par le département du Commerce à Washington.

La hausse est plus forte que prévu par les analystes, qui l’attendaient à 0,4%. Le ministère a maintenu son estimation d’une hausse de 0,5% pour le mois précédent.

Mais si l’on exclut les ventes d’essence (soumise à de fortes variations de prix) et d’automobile (sujettes à des fluctuations importantes d’un mois sur l’autre), l’indice apparaît en baisse pour le quatrième mois consécutif, de 0,2%, soit une recul un peu plus marqué qu’en mai (-0,1%).

L’indice ne tenant pas compte des variations de prix, il a été fortement tiré par la hausse des ventes des pompes à essence (+5,0% sur un mois), liée pour bonne part au renchérissement du carburant.

La hausse des ventes d’automobiles (+2,3%, contre 0,5% le mois précédent) a également joué un rôle important. Si l’on exclut ces ventes, la progression de l’indice a ralenti de 0,1 point par rapport à mars, 0,3%.

Sur les treize composantes de l’indice, six ont baissé en juin, et une est restée stable.

Très suivies dans la mesure où elles donnent une idée de consommation des ménages, qui s’est écroulée au deuxième semestre de 2008, les ventes de détail n’ont connu que quatre mois de hausse au cours des douze derniers mois écoulée.

En glissement annuel, elles étaient encore en recul de 9,6% fin juin.

La consommation des ménages est capitale pour l’économie américaine puisqu’elle représente en temps normal plus des deux tiers de la croissance du produit intérieur brut des Etats-Unis.

Après sa chute du second semestre 2008, la consommation a progressé de 1,4% en rythme annuel, au premier trimestre, sans pour autant empêcher une chute du PIB de 5,5%, moins forte cependant qu’au trimestre précédent (6,3%).

Les autorités de Washington comptent faire revenir les Américains dans les magasins grâce au plan de relance promulgué en février et à l’action de la banque centrale (Fed) pour débloquer le marché du crédit à la consommation.

Mais la crise rend les ménages prudents et ceux-ci préfèrent pour l’instant épargner: la part de leur revenu disponible mise de côté est au plus haut depuis plus de 15 ans.