Le Groupe de la Banque mondiale a consacré 58,8 milliards de dollars à l’aide
des pays confrontés à des difficultés suite à la crise financière en 2009, soit
une augmentation de 56%, comparé à l’exercice antérieur, d’après un communiqué
de l’institution financière.

Durant cette période, la Banque a financé 767 projets destinés à promouvoir la
croissance économique, lutter contre la pauvreté et aider les entreprises
privées, en investissant 20,7 milliards de dollars dans le financement des
infrastructures, un secteur absolument essentiel pour créer les conditions
nécessaires à une sortie rapide de la crise et à la création d’emplois.

Ce sont les personnes les plus vulnérables dans les pays les plus pauvres qui
ont été visées par la Banque mondiale qui a tenu à poursuivre ses programmes
d’investissement dans les infrastructures à long terme et appuyer les
possibilités offertes pour une croissance économique stimulée par le secteur
privé et la création d’emplois.

«Les demandes d’assistance adressées au Groupe de la Banque mondiale ont
fortement augmenté cette année, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en
2010, le rythme de la reprise restant incertain», a déclaré le président du
Groupe de la Banque mondiale M. Robert B. Zoellick, au cours de l’annonce de ce
résultat.

«Nous devons continuer d’aider les pays à assurer leurs dépenses prioritaires,
notamment en termes d’infrastructures essentielles, d’investissement dans le
capital humain et de protection sociale ; autrement, nous remettrions davantage
en cause les gains arrachés de haute lutte durant les dernières années dans la
lutte contre la pauvreté», a-t-il ajouté.

La Banque a, par ailleurs, apprécié la réaction positive des donateurs, marquée
par l’apport de 6,8 milliards de dollars, envers le Fonds d’aide aux pays
vulnérables créé par elle, en vue d’aider les pays en développement à résister
aux effets de la crise.

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale dans les pays d’Afrique
subsaharienne, une région qui figure au premier rang des priorités de
l’institution, se sont accrus, passant de 7,3 milliards de dollars durant
l’exercice 2008 à 9,9 milliards de dollars au titre de l’exercice 2009, soit une
hausse de 36%, précise en outre, le communiqué.