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éléchargement sur un ordinateur (Photo : Joël Saget)

[03/03/2009 16:12:14] PARIS (AFP) La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) réitère mardi son soutien au projet de loi contre le piratage en ligne débattu dans une semaine à l’Assemblée et appelle à un raccourcissement rapide du délai de diffusion des films sur internet.

“L’objectif de ce projet de loi n’est pas de réduire la piraterie à zéro, mais de la ramener à un niveau acceptable”, a expliqué Pascal Rogard, directeur général de la SACD, lors d’une conférence de presse.

“Nous sommes champions de la piraterie en France: il faut réorienter ce fort appétit pour les biens culturels vers une offre légale de qualité”, a-t-il dit.

Voté fin octobre à une très large majorité par les sénateurs et en examen à l’Assemblée le 10 mars au plus tôt, ce texte de loi vise à réprimer le piratage en ligne des oeuvres culturelles.

Il prévoit notamment une suspension de l’accès internet de l’abonné qui continuerait de télécharger illégalement après deux rappels à l’ordre.

La SACD y voit une “réponse adaptée aux téléchargements illicites de films sur internet”, dont “la légitimité et l?efficacité seront encore renforcées si la chronologie des médias est réformée et modernisée”.

Car raccourcir le délai de sortie des films en vidéo, actuellement de 6 mois minimum, pour le ramener à une fourchette “de 3 à 6 mois” à partir de leur exploitation en salles, est “une décision positive et indispensable”, qui améliore l’offre légale, estime l’organisation.

La SACD se dit “très satisfaite” de l’amendement déposé en ce sens par le rapporteur du projet de loi Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne.

Elle se félicite que l’amendement ait “déjà permis une prise de conscience des exploitants”, jusque là les plus réticents à toute modification de la chronologie des médias, qui organise la diffusion des oeuvres sur différents supports et à la télévision.