Comités consultatifs des entreprises : C’est le moment de parler le même langage, svp !

On a l’impression que le monde n’est pas en train de
connaître la crise financière la plus dévastatrice de son histoire quand on
entend les positions des uns et des autres dans la 11ème Conférence nationale
des comités consultatifs des entreprises et des délégués des travailleurs qui
vient de se tenir à Tunis.

Pour l’administration, les questions d’employabilité passent avant tout et le
message fédérateur brille par sa constance ; comme quoi cette Conférence est une
occasion propice pour approfondir la réflexion sur plusieurs questions relatives
aux activités des entreprises et au développement de leur aptitude à s’adapter
aux mutations et à relever les défis sur la base du consensus et de la
solidarité. Et tout cela est légitime.

Pour l’UTICA, la conjoncture économique internationale actuelle nécessite un
surcroît d’effort pour impulser l’investissement et promouvoir la compétitivité
de l’entreprise et sa productivité, pour permettre à l’entreprise de s’adapter
aux mutations mondiales et de réduire les coûts de production. Et tout cela est
légitime.

Pour l’UGTT, il est nécessaire d’intensifier les efforts pour préserver les
postes d’emploi en tant que condition fondamentale de la dignité de l’individu
et pour atténuer les incidences de la crise financière internationale sur
l’environnement du travail et les relations professionnelles au sein des
entreprises. Et tout cela est légitime.

Mais ce n’est pas le même langage ; c’est-à-dire une ligne de conduite
commune qui nous prépare à l’année 2009 dont tout le monde dit qu’elle est sans
visibilité : en d’autres mots, on ne sait pas jusqu’où iront les effets de la
crise. C’est d’ailleurs à cela qu’auraient du s’atteler les 2009 comités
consultatifs d’entreprises et les 842 délégations des travailleurs, qui ont tenu
13.743 réunions pour examiner les préoccupations des entreprises et les
conditions des travailleurs.