[09/10/2008 23:16:21] NEW YORK (AFP)
La banque américaine Citigroup a reconnu jeudi sa défaite dans le bras de fer engagé avec sa concurrente Wells Fargo, lui laissant le champ libre pour reprendre Wachovia, mais a affirmé qu’elle maintenait ses demandes judiciaires d’indemnisation. Citigroup a annoncé qu’elle quittait la table des négociations faute d’être parvenue à un accord avec Wells Fargo sur un partage des actifs de Wachovia. Pour autant, Citigroup “a décidé de ne pas demander à ce que le rapprochement entre Wells Fargo et Wachovia soit bloqué”. Citigroup et Wells Fargo étaient engagées dans un bras de fer depuis que la seconde avait annoncé vendredi un rachat de la totalité de Wachovia, quatre jours après que Citigroup se fut porté candidat, à la demande des pouvoirs publics, à un rachat de ses seules activités bancaires. Citigroup avait porté plainte lundi contre Wells Fargo et Wachovia pour rupture de contrat, réclamant 60 milliards de dollars. Devant la possibilité d’un procès long et coûteux, les parties avaient décidé d’une trêve juridique pour mettre au point un accord amiable. “Les énormes différences dans la structure des offres et leur vision des riques encourus des différentes parties prenantes ont rendu impossible la conclusion d’un accord mutuellement acceptable”, a expliqué Citigroup dans un communiqué. Concernant les poursuites, Citigroup a affirmé disposer toujours d'”éléments solides” contre Wachovia, Wells Fargo, leurs responsables et conseillers “pour rupture de contrat et interférence délictuelle”. “Nous n’avons pas cherché à reprendre Wachovia”, a rappelé Vikram Pandit, le PDG de Citigroup, cité dans le communiqué. “Wachovia est venu à nous”. Désormais, Citigroup se dit désireux de se concentrer sur ses propres forces”. Vantant “le modèle de banque universelle” –diversifiée–, qu’elle incarne, la banque a assuré pouvoir compter notamment sur “une large base de dépôts, des ratios financiers solides, une bonne liquidité et des actifs superbes”. |
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