Gouvernance : Une représentation de l’AIF en Tunisie ?

 
 

titrisation.jpgL’encouragement
de la création d’une représentation tunisienne de l’Association
internationale de la fiscalité (AIF), membre observateur à l’ONU,
pourrait-il être une opportunité pour notre pays ?

Il faut d’abord pleinement saisir le fait incontestable que le domaine
fiscal dans sa globalité est un facteur capital dans l’évaluation de la
gouvernance d’une entreprise, d’une organisation ou d’un Etat. Pour faire
simple, disons que le circuit économique de l’institution concernée
souffrirait de faiblesses structurelles persistantes si les questions de
fiscalité n’étaient pas les plus cohérentes possibles.

C’est pour cela que les institutions internationales du gabarit du FMI et de
la Banque mondiale ainsi que les grandes agences de rating y accordent une
attention pointilleuse, n’hésitant aucunement à ‘’attirer l’attention’’ de
qui de droit en cas de déséquilibre. Toutes ces institutions étant
fondamentales pour notre crédibilité, aussi bien dans les marchés publics
que privés, on mesure évidemment l’importance de leur point de vue.

Etant, de la sorte, un sujet touchant directement les question complexes
d’image nationale, la fiscalité dépasse ainsi son simple cadre technique
pour s’étendre à des considérations de communication et de vitrine.

Et c’est pour cela qu’il nous semble que la profession fiscale en Tunisie
(représentée par la CSNCF-UTICA) devrait être explicitement encouragée à se
mobiliser pour ‘’s’inscrire’’ à la communauté des représentants de
l’Association internationale de la fiscalité. Une action qui serait une
autre preuve indubitable de la persistance de notre pays sur le chemin de la
transparence dans le domaine fiscal.