L’Université de Sfax a accueilli, hier mercredi, les travaux du 13e congrès de l’Association scientifique des centres de recherche sur le développement des ressources humaines dans le monde arabe (HRDA) relevant de la Fédération des conseils arabes de la recherche scientifique (FASRC).
Cette manifestation est organisée sur deux jours sous le thème « Métiers et compétences du futur : enjeux et stratégies » en partenariat avec l’Université de Sfax, la Faculté des lettres et des sciences humaines de Sfax et l’Union arabe de l’enseignement technique, avec la participation d’experts et de représentants d’organisations arabes et internationales, selon un communiqué publié jeudi sur le site officiel de la FASRC.
S’exprimant à l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la FASRC, Abdelmajid Ben Amara, a souligné la nécessité d’anticiper les métiers du futur et de développer les systèmes d’enseignement supérieur et préuniversitaire, tout en préservant l’identité arabe, les valeurs humaines et l’éthique de la recherche scientifique.
De son côté, le vice-président de l’Université de Sfax, Anis Jerboui, a mis en avant la responsabilité des établissements d’enseignement et de recherche dans la préparation de générations dotées de compétences numériques et d’une capacité d’adaptation aux exigences de l’économie du savoir.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Association scientifique des centres de recherche sur le développement des ressources humaines dans le monde arabe, Abdallah Al-Ababna, a souligné l’importance de préparer les jeunes Arabes aux mutations rapides du marché du travail et aux évolutions technologiques.
Il a appelé à la création d’un observatoire arabe chargé d’anticiper les évolutions des métiers et à l’élaboration de cadres réglementaires adaptés aux nouvelles professions.
Fondée en 1986, l’Université de Sfax compte aujourd’hui une vingtaine d’établissements universitaires, dont des facultés, des instituts supérieurs et des écoles d’ingénieurs. Elle abrite également un réseau de laboratoires et d’unités de recherche spécialisés, contribuant au rapprochement entre la formation universitaire et les besoins du marché du travail en Tunisie et dans le monde arabe.
La Fédération des conseils arabes de la recherche scientifique, organisatrice du congrès, a été officiellement créée en 1976, à l’issue d’une conférence des ministres arabes chargés de l’application des sciences et des technologies. Son activité a été lancée en 1977, après approbation du Conseil économique et social de la Ligue des États arabes.
Elle regroupe les pays arabes à travers leurs organismes nationaux et leurs centres de recherche concernés par l’innovation et la recherche scientifique.
A noter qu’après la séance d’ouverture, une session de dialogue a réuni les experts participants. Les travaux se poursuivent aujourd’hui à travers quatre sessions spécialisées consacrées à l’élaboration de recommandations visant à renforcer la préparation du monde arabe aux défis liés aux métiers du futur.


