La reconnaissance des spécialités médicales obtenues à l’étranger demeure un sujet de préoccupation pour les médecins tunisiens installés en Allemagne. Leur association évoque des procédures susceptibles de compliquer le retour en Tunisie, malgré les possibilités de dispense prévues par la réglementation.
Le retour des médecins tunisiens exerçant en Allemagne se heurte-t-il encore aux procédures d’équivalence des diplômes ? La question revient dans l’actualité après les déclarations de la Dr Sondos Soua, présidente de l’Association des médecins tunisiens en Allemagne, rapportées jeudi 29 octobre par Jawhara FM.
Selon elle, la reconnaissance des diplômes et des spécialités médicales a figuré parmi les dossiers abordés lors d’une rencontre avec le ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani, à Berlin, en octobre.
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Des procédures d’équivalence contestées
La responsable associative affirme que certains médecins formés ou spécialisés à l’étranger doivent exercer pendant une à deux années dans des établissements hospitaliers tunisiens avant de passer un examen d’équivalence.
Cette présentation doit toutefois être nuancée. La réglementation tunisienne prévoit des possibilités de dispense, notamment pour les praticiens justifiant d’au moins cinq années d’exercice effectif dans leur spécialité.
En juillet 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur avait rappelé cette disposition, issue de l’arrêté du 10 octobre 2023. L’association avait contesté l’interprétation ministérielle, réclamant une reconnaissance plus directe des qualifications allemandes.
CHIFFRES CLÉS
- Environ 2 000 médecins tunisiens exerçant en Allemagne, selon l’association.
- 1 à 2 ans d’exercice hospitalier évoqués par la responsable associative pour certaines procédures.
- 5 ans d’exercice effectif : ancienneté ouvrant la possibilité d’une dispense réglementaire.
- 10 octobre 2023 : date de l’arrêté tunisien encadrant notamment les critères d’équivalence
Un enjeu pour la mobilité médicale
Le différend dépasse la seule reconnaissance administrative. Il concerne les conditions dans lesquelles les médecins tunisiens peuvent valoriser leur expérience acquise à l’étranger et envisager une activité professionnelle dans leur pays d’origine.
L’association estime qu’environ 2 000 médecins tunisiens exercent en Allemagne. Ce chiffre reste une estimation professionnelle, sans confirmation par un recensement administratif indépendant.
La question est importante pour le système de santé tunisien, qui cherche à mobiliser davantage les compétences médicales établies à l’étranger.
Reste à déterminer combien de praticiens sont effectivement concernés par les procédures contestées et dans quelle mesure celles-ci influencent leurs décisions de retour. Sans données sur les dossiers d’équivalence et les parcours individuels, l’ampleur du frein demeure difficile à mesurer.
EN BREF
- La reconnaissance des spécialités médicales obtenues en Allemagne revient dans les discussions sur le retour des médecins tunisiens.
- La Dr Sondos Soua évoque des périodes d’exercice hospitalier et des examens d’équivalence pour certains praticiens.
- La réglementation prévoit néanmoins des dispenses sous conditions, notamment après cinq années d’exercice effectif.
- L’association a déjà contesté l’interprétation de ces dispositions par le ministère de l’Enseignement supérieur.
- Elle estime à environ 2 000 le nombre de médecins tunisiens exerçant en Allemagne, sans recensement administratif indépendant disponible.
- L’effet réel des procédures sur les retours reste à documenter.


