Le gouvernement tunisien prépare une nouvelle étape dans la simplification des procédures d’investissement. Plusieurs commissions examinent les cahiers des charges et les autorisations imposées aux activités économiques, tandis que le projet de nouvelle loi sur l’investissement approche de sa finalisation.

Le gouvernement poursuit la révision des règles administratives encadrant l’exercice des activités économiques. Lotfi Feradi, chef de cabinet du ministre de l’Économie et de la Planification, a indiqué, jeudi 29 octobre 2026, sur la Radio nationale, que des commissions ministérielles travaillent à la simplification des cahiers des charges.

L’objectif est de réduire les délais de traitement, d’alléger les procédures et de supprimer certaines autorisations ou de les remplacer par des cahiers des charges.

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Une réforme encore en préparation

Selon le responsable, le projet de nouvelle loi sur l’investissement se trouve dans ses dernières phases de préparation. Aucun calendrier précis d’adoption ou d’entrée en vigueur n’a toutefois été communiqué.

Cette orientation prolonge des démarches gouvernementales antérieures visant à réduire les contraintes administratives pesant sur les investisseurs.

Pour les entreprises, la question essentielle reste celle de l’application : quelles activités seront concernées, quelles autorisations disparaîtront et quelles obligations subsisteront ?

À ce stade, les annonces ne permettent pas de mesurer les économies de temps ou de coûts administratifs que pourrait produire la réforme.

Croissance : un objectif ramené à 3,1 %

La simplification de l’investissement intervient dans un contexte de perspectives économiques prudentes.

Lotfi Feradi a expliqué que l’objectif de croissance retenu pour 2027 a été ramené de 3,8 % à 3,1 %, en raison notamment des difficultés de l’énergie et du phosphate ainsi que du ralentissement de la demande européenne.

Il estime qu’une amélioration des conditions internationales pourrait permettre de dépasser cet objectif.

Emploi : plus de 30 000 recrutements publics programmés

Le responsable a également rappelé la programmation de plus de 30 000 recrutements dans la fonction publique en 2027.

Il a souligné le rôle du secteur privé, auquel il attribue environ 55 % des investissements réalisés.

Au-delà des annonces, l’enjeu sera donc de traduire la réforme administrative en règles effectivement applicables et de vérifier si celles-ci facilitent concrètement les projets d’investissement..

EN BREF

  • Le gouvernement tunisien travaille à une révision des cahiers des charges encadrant les activités économiques, selon Lotfi Feradi.
  • Certaines autorisations administratives pourraient être supprimées ou remplacées par des procédures simplifiées.
  • Le projet de nouvelle loi sur l’investissement serait dans ses dernières phases de préparation, sans calendrier définitif annoncé.
  • L’objectif de croissance évoqué pour 2027 est ramené de 3,8 % à 3,1 %.
  • Plus de 30 000 recrutements sont programmés dans la fonction publique en 2027.
  • L’application concrète des réformes reste à préciser.

Radio nationale — Déclarations de Lotfi Feradi sur la réforme des autorisations économiques.