Les législatives israéliennes du 27 octobre 2026 placent Benjamin Netanyahou et son rival Gadi Eizenkot devant une impasse parlementaire. Aux États-Unis comme au Moyen-Orient, les réactions traduisent des attentes divergentes sur l’avenir politique d’Israël et ses orientations régionales.

Une majorité introuvable

Selon les résultats provisoires publiés après le scrutin, le bloc de Benjamin Netanyahou recueillerait 53 sièges sur 120, contre 48 pour celui de Gadi Eizenkot. Les deux formations arabes totaliseraient 19 sièges, un niveau historique. Aucun camp n’atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner.

Le Likoud et ses alliés ultranationalistes disposent de 39 sièges, auxquels s’ajoutent 14 sièges ultra-orthodoxes. Cette configuration confirme le poids des formations religieuses dans les négociations, sans leur garantir une majorité.

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Les partis arabes pourraient jouer un rôle déterminant, mais les réticences de plusieurs formations d’opposition compliquent cette perspective.

Washington : des soutiens aux lectures opposées

Donald Trump avait publiquement soutenu Netanyahou avant le scrutin. Le président américain a également évoqué la possibilité de l’aider à former un gouvernement.

À l’inverse, l’organisation juive américaine progressiste J Street considère les résultats comme un désaveu de la coalition sortante. Son président, Jeremy Ben-Ami, appelle les partis d’opposition à coopérer avec les formations arabes.

L’AIPAC, organisation américaine favorable à Israël, a salué la participation électorale sans soutenir publiquement une coalition particulière.

Dans le monde arabe, le scepticisme domine

Les témoignages recueillis par Reuters auprès de Palestiniens et de citoyens égyptiens, libanais et jordaniens révèlent une forte méfiance envers les deux principaux prétendants. Beaucoup doutent qu’un changement de Premier ministre transforme fondamentalement la politique israélienne envers les Palestiniens.

La perspective d’une nouvelle confrontation avec l’Iran ajoute une dimension régionale à cette incertitude politique.

Des négociations potentiellement longues

Gouvernement d’union nationale, coalition minoritaire ou nouvelles élections : plusieurs scénarios restent ouverts.

Netanyahou demeure Premier ministre intérimaire pendant les consultations institutionnelles. Au-delà de la répartition des sièges, l’enjeu sera de déterminer si les partis israéliens peuvent dépasser leurs lignes de fracture pour constituer une majorité durable.

CHIFFRES CLÉS

  • 120 sièges à la Knesset.
  • 61 sièges nécessaires pour une majorité.
  • 53 sièges projetés pour le bloc Netanyahou.
  • 48 sièges projetés pour le bloc Eizenkot.
  • 19 sièges projetés pour les partis arabes.

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