Le gouvernorat Tataouine a abrité une journée d’information sur la valorisation des eaux salées du bassin d’el Ghariani.

Deux présentations ont rythmé cette rencontre : l’une sur le secteur agricole d’el Ghariani dans la délégation de Smar, l’autre sur une expérience pilote menée dans la même zone.

Une chercheuse de l’Institut national des régions arides (IRA) a expliqué que cette expérience valorise les eaux salées sur plusieurs cultures, sur un hectare, grâce à un ensemble de techniques spécifiques.

Elle a précisé que l’expérience a amélioré le rendement des cultures par rapport à la productivité de l’eau, et eu un effet positif indirect sur les oliviers de l’exploitation pilote.

Cette expérience change la perception traditionnelle des eaux salées, offrant aux agriculteurs la possibilité de diversifier leurs revenus et d’actualiser leur production, a-t-elle ajouté.

Elle a plaidé pour son développement et son extension progressive, la présentant comme un moyen de transformer les défis naturels en opportunités d’investissement face aux changements climatiques, à la faiblesse des précipitations et à la salinité croissante de l’eau.

L’objectif, selon la représentante de l’IRA, est de mettre en place un système agricole amélioré.

Elle a détaillé ses composantes techniques et économiques, mettant l’accent sur l’importance de la rotation des cultures fondée sur des règles scientifiques et les savoirs techniques des agriculteurs.

La gestion de l’irrigation et le choix du matériel végétal constituent, selon elle, les clés de la réussite, avec un potentiel de généralisation pour diversifier la production et renforcer la rentabilité des exploitations, notamment pour les céréales, les cultures maraîchères, les oliviers et certains arbres fruitiers.

Le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, qui a assisté cette journée, a souligné l’importance du secteur agricole, pilier de l’économie nationale pour l’autosuffisance et la sécurité alimentaire.

Il a appelé à moderniser ses mécanismes, notamment, la valorisation des eaux face à la rareté hydrique et aux changements climatiques.