Le président de la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, a appelé à la mise en place d’un programme de réforme radicale du système économique et financier, tout en intensifiant les efforts visant à élargir la base fiscale et à intégrer les activités économiques informelles. Il a également notamment souligné la nécessité de renforcer le rôle du secteur agricole et des grandes cultures dans la réalisation de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance.

Intervenant lors d’une séance conjointe, tenue jeudi, par les commissions des finances et du budget de l’ARP et du Conseil national des régions et des districts, consacrée à l’audition de la ministre des Finances au sujet du projet de budget de l’État pour l’année 2027, Ketari a fait remarquer que l’élargissement de la base fiscale et l’intégration des activités économiques informelles demeurent en deçà du niveau requis. Le volume du secteur informel ne cesse de croître, a-t-il noté, ce qui constitue, selon lui, un danger pour les équilibres économiques et financiers.

Le traitement de cette problématique exige, a-t-il estimé, l’adoption d’une approche globale dépassant les solutions conjoncturelles, à travers l’intégration des activités économiques hors des cadres organisés, l’amélioration du recouvrement des ressources fiscales, afin de soutenir les ressources du budget de l’État et de renforcer la capacité des finances publiques à financer les dépenses et les investissements nécessaires.

S’agissant des politiques économiques sectorielles, il a insisté notamment sur la nécessité d’accorder une importance particulière au secteur agricole, en mettant l’accent sur les prix des céréales et le développement des grandes cultures, considérés comme des éléments essentiels pour réaliser l’autosuffisance et renforcer la sécurité alimentaire nationale.

Ketari a également évoqué l’évolution des dépenses de l’État, notamment les dépenses de subvention, d’investissement et de rémunération. A cette occasion, il a signalé en particulier, que les dépenses de subvention ont atteint, selon les données qu’il a présentées lors de la séance, 4 496 millions de dinars à la fin du mois d’août dernier, enregistrant ainsi une augmentation de 6%.