Parcours Inspirants En France, Elysée Garrigues a manqué deux fois l’accès aux études de médecine. En juillet 2025, il tente un concours en Roumanie, dans une langue qu’il ne maîtrisait pas, après quatorze jours de préparation. Le Figaro Étudiant raconte comment cet étudiant, aujourd’hui en deuxième année, a dû apprendre à étudier autrement.

Deux refus en France n’ont pas suffi à détourner Elysée Garrigues de son projet médical. L’étudiant, aujourd’hui âgé de 21 ans, a trouvé une autre voie : un concours d’entrée à Arad, en Roumanie, dans une langue qu’il ne connaissait pas. Selon le récit recueilli par Le Figaro Étudiant, il a obtenu 8,9/10 à l’examen après seulement quatorze jours de préparation. Ce résultat ouvre une formation, mais aussi un défi linguistique quotidien.

Un projet né sur le terrain

Bien avant ce tournant, son intérêt pour les urgences s’était formé lors d’un stage de collège à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. À 16 ans, il s’était engagé comme bénévole dans une association de secourisme à Albi. Il voulait découvrir les métiers du soin au contact de ceux qui les pratiquent.

Son parcours scolaire n’avait pourtant rien de linéaire : après des difficultés en primaire, ses résultats s’étaient améliorés au collège. En 2023, il obtenait son baccalauréat avec 15,6/20 de moyenne.

Deux tentatives, deux refus

Il s’inscrit alors en parcours d’accès spécifique santé (PASS) à Limoges. Au printemps 2024, il manque l’admission en médecine de quelques centièmes. Une nouvelle tentative, en licence économie-gestion avec option santé, se solde par un autre refus, à deux places près.

Ce sont des résultats que rapporte l’étudiant au Figaro Étudiant ; aucun relevé officiel de ses classements n’a été consulté.

Quatorze jours pour préparer une nouvelle admission

Le 13 juillet 2025, il cherche des possibilités d’études à l’étranger et découvre un examen d’admission organisé deux semaines plus tard à l’université Vasile Goldiș de l’Ouest, à Arad.

Il choisit de le présenter en roumain. Il multiplie alors les questionnaires à choix multiples et traduit les questions pour en assimiler le vocabulaire. La stratégie lui permet, d’après son témoignage, de réussir l’épreuve ; elle ne signifie pas qu’il maîtrise déjà la langue.

CHIFFRES CLÉS

  • 2 tentatives infructueuses pour accéder à la médecine en France, selon son témoignage.
  • 14 jours de préparation à l’examen d’admission en Roumanie, en juillet 2025.
  • 8,9/10 : note qu’il affirme avoir obtenue à l’examen d’admission.
  • Septembre 2025 : entrée en première année à l’université Vasile Goldiș, selon Le Figaro Étudiant.
  • 6 ans et 360 crédits : durée et volume du programme officiel de médecine en roumain à Arad.

Réussir l’entrée, puis apprendre à suivre les cours

À la rentrée de septembre 2025, la difficulté change de nature. Admis en première année, Elysée doit suivre des cours en roumain. Il raconte avoir peu compris au départ, avant de progresser au fil des semaines.

L’université confirme proposer à Arad un cursus de médecine en roumain, organisé sur six ans et 360 crédits. En 2026, il est en deuxième année. Il indique également avoir effectué un stage à l’hôpital d’Albi, en France.

Un avenir encore en construction

Son expérience l’a conduit, selon Le Figaro Étudiant, à créer Caref, une association qui entend aider les étudiants francophones en santé installés en Roumanie, notamment pour le tutorat et les stages.

Pour la suite, il envisage un internat en Belgique et souhaite exercer en France. Ce retour dépendra néanmoins des conditions applicables à son diplôme et des démarches professionnelles requises : un diplôme européen ne dispense pas automatiquement des formalités d’exercice.

Son parcours ne transforme pas deux refus en garantie de réussite. Il montre plutôt ce qu’implique un changement de voie : trouver une formation, se préparer rapidement à l’admission, apprendre une langue d’enseignement et construire progressivement la suite de ses études.

EN BREF

  • Après deux refus d’accès aux études de médecine en France, Elysée Garrigues s’est tourné vers une université roumaine, selon son témoignage au Figaro Étudiant.
  • En juillet 2025, il dit avoir préparé durant quatorze jours un concours présenté en roumain, obtenant 8,9/10.
  • Entré en première année à Arad en septembre 2025, il étudie désormais en deuxième année dans un cursus de six ans.
  • Il affirme avoir créé l’association Caref pour accompagner les étudiants francophones en santé en Roumanie.
  • Il envisage ensuite un internat en Belgique et souhaite exercer en France, sous réserve des formalités applicables.