La fertilité chez la femme ayant un cancer du sein n’est plus un facteur d’angoisse étant donné qu’elle peut avoir recours à la congélation des ovules, a indiqué Dr. Hatem Bouzaiene, professeur en chirurgie carcinologique à l’hôpital Salah Azaiez.
Dans une interview télévisée accordée à l’agence TAP à l’occasion de l’Octobre rose, le spécialiste a précisé que le traitement par chimiothérapie peut perturber le fonctionnement des ovaires et la fertilité chez la femme atteinte d’un cancer du sein.
Il a, dans ce sens, indiqué que le législateur tunisien a permis à ces femmes d’avoir recours à la congélation des ovules comme alternative leur permettant de vivre une maternité normale.
En Tunisie, la congélation des ovocytes est encadrée par la loi n° 2001-93 du 7 août 2001 relative à la médecine de la reproduction mais uniquement pour les femmes devant subir un traitement médical ou chirurgical, ou devant prendre des médicaments susceptibles de nuire à leurs ovaires.
Il a expliqué que certains traitements du cancer peuvent altérer la fertilité, c’est-à dire la possibilité de concevoir un enfant ; en particulier la chimiothérapie, la radiothérapie lorsqu’elle comprend les ovaires, ou les chirurgies emportant les ovaires et/ou l’utérus.
De plus, après le traitement d’un cancer, un délai est souvent nécessaire avant de pouvoir envisager une grossesse. Les raisons de ce délai sont souvent multiples (par exemple, terminer les traitements anticancéreux qui sont incompatibles avec la grossesse, avoir du recul par rapport au cancer et son risque de récidive, etc.).
La fertilité diminuant naturellement avec l’âge, ce délai d’attente peut également diminuer les chances de grossesse. Le recours à la congélation des ovocytes constitue ainsi la solution garantissant à la patiente le droit à la grossesse et la maternité.



