La Libye interdit le recours aux chauffeurs étrangers pour le transport intérieur de marchandises. Cette décision soulève des interrogations sur la disponibilité des conducteurs, les coûts logistiques et l’adaptation des contrats existants.

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Le gouvernement d’unité nationale libyen durcit les conditions d’emploi dans le transport routier de marchandises. Par la décision ministérielle n° 532 de 2026, annoncée le 19 octobre, le ministre de l’Économie et du Commerce, Souhail Abou Chihha, interdit l’emploi ou l’utilisation de chauffeurs étrangers pour conduire des véhicules affectés au transport de biens à l’intérieur du pays.

Une interdiction couvrant plusieurs modes de transport

La mesure concerne les camions et autres véhicules de transport de marchandises, qu’ils soient exploités pour le compte de transporteurs ou directement par des entreprises pour leurs propres besoins.

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Elle s’applique lorsque l’activité relève de la législation libyenne en vigueur.

Selon les informations rapportées par l’agence de presse libyenne LANA et Libya Observer, les autorités présentent cette décision comme un instrument de réglementation du transport routier et de mise en conformité avec les règles du marché du travail.

Quel impact sur les coûts et les approvisionnements ?

Pour les entreprises, l’enjeu réside dans leur capacité à disposer de conducteurs autorisés à exercer.

Si le nombre de chauffeurs libyens disponibles ne suffit pas à remplacer les travailleurs étrangers concernés, les transporteurs pourraient rencontrer des difficultés de recrutement. Une telle situation serait susceptible d’accroître les coûts d’exploitation ou de ralentir certaines livraisons.

Ces conséquences demeurent toutefois hypothétiques. Aucune donnée vérifiée ne permet actuellement de mesurer la dépendance du secteur aux conducteurs étrangers ni de quantifier les entreprises exposées.

Les modalités d’application restent à clarifier

Plusieurs questions conditionnent désormais la portée économique de la mesure : sa date effective d’application, l’existence éventuelle d’une période transitoire et le traitement des contrats de travail déjà conclus.

Les informations disponibles ne précisent pas les procédures de régularisation applicables aux employeurs concernés.

La rapidité de mise en œuvre et la disponibilité de chauffeurs locaux seront donc déterminantes pour apprécier les effets réels de cette nouvelle réglementation sur la logistique libyenne.

EN BREF

  • La Libye a annoncé l’interdiction d’employer des chauffeurs étrangers pour le transport intérieur de marchandises, conformément à la décision ministérielle n° 532 de 2026.
  • La mesure couvre les véhicules exploités pour des transporteurs comme ceux utilisés directement par les employeurs, dans le champ de la législation libyenne.
  • Les risques de pénurie de conducteurs, de hausse des coûts et de perturbation des livraisons restent hypothétiques.
  • Le nombre de travailleurs concernés, les délais d’application et les modalités de traitement des contrats existants demeurent à préciser.

Agence de presse libyenne LANA — Annonce de la décision ministérielle n° 532/2026.