Le directeur général de l’Institut national de la consommation (INC), Mohamed Chokri Rejeb, a indiqué que l’institut est, notamment, chargé de réaliser des analyses et des tests comparatifs sur les produits, en vertu de la loi n°70 de 2008, portant création de l’Institut.

Il a précisé que ces analyses se diffèrent du contrôle officiel, dans la mesure où elles visent à comparer la qualité des produits et à fournir aux consommateurs des informations susceptibles de les aider à faire leur choix.

Elles contribuent à l’amélioration de la qualité des produits, à travers la création d’une dynamique et une concurrence entre les industriels et les producteurs et permettent aussi aux fabricants de situer leur produit par rapport à ceux de leurs concurrents.

Le responsable a souligné que l’INC dispose d’un protocole approuvé et appliqué dans plusieurs pays pour la réalisation de ces analyses et tests. Les produits sont achetés directement sur le marché, de la même manière qu’un consommateur, puis soumis à une série d’analyses et d’essais permettant d’évaluer leur qualité et de les comparer sur la base de critères prédéfinis.

S’agissant du choix de la halva (chamia) pour cette étude comparative, Rejeb a expliqué que ce produit a été retenu en raison de l’évolution de sa production, qui a atteint environ 15000 tonnes en 2025, ainsi que de son importance dans les habitudes de consommation des Tunisiens, notamment durant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que la chamia constitue un produit largement consommé notamment au petit-déjeuner et se décline en plusieurs variétés et peut être utilisée dans certaines préparations traditionnelles.

Il a souligné que la chamia présente une certaine valeur nutritionnelle, puisqu’elle constitue une source de protéines végétales et de graisses insaturées provenant directement du sésame, ainsi que de calcium, de magnésium et de phosphore.

En revanche, sa teneur en calories et en sucres est relativement élevée. La chamia est principalement composée de pâte de sésame à hauteur de 50 % et de sucre à hauteur de 45 %.

Concernant les critères retenus pour l’évaluation et le classement des différentes marques de chamia, le responsable a indiqué qu’ils reposent sur les résultats des analyses de laboratoire.

Les analyses physico-chimiques représentent 80 % de l’évaluation et portent notamment sur la teneur en protéines (30 %), les glucides (20 %), les matières grasses (20 %) et l’acidité (10 %). La qualité et la précision de l’étiquetage représentent chacune 10 %.

À noter, l’INC a réalisé, depuis 2015, date de lancement de ses premiers tests et analyses comparatifs, quelque 15 études portant sur différents produits tunisiens, notamment le lait, les tomates, les jus, le miel et les gâteaux et la chamia.