La participation algérienne au salon Fruit Attraction de Madrid s’achève sur huit mémorandums d’entente agricoles et un contrat d’exportation d’emballages plastiques vers l’Allemagne. Un premier bilan commercial dont la concrétisation reste à mesurer.
La participation de dix opérateurs économiques algériens au salon international Fruit Attraction 2026, organisé du 6 au 8 octobre à Madrid, s’est conclue par la signature de huit mémorandums d’entente et d’un contrat d’exportation estimé à près de 3 millions de dollars.
Ces résultats ont été annoncés jeudi 8 octobre par le ministère algérien du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, dans un communiqué relayé par l’Algérie Presse Service (APS).
Huit mémorandums, mais pas encore huit contrats commerciaux
Les huit mémorandums ont été conclus entre des opérateurs algériens et des partenaires étrangers, dans la perspective d’exportations agricoles vers les marchés européens.
Cette distinction est essentielle. Un mémorandum d’entente formalise généralement une intention de coopération, sans garantir nécessairement des commandes, des volumes ou des livraisons.
À ce stade, le communiqué ne précise ni les entreprises signataires, ni les produits concernés, ni les quantités envisagées. La valeur commerciale potentielle de ces engagements demeure donc indéterminée.
Un contrat d’exportation vers l’Allemagne
Le résultat le plus concret concerne la signature d’un contrat portant sur des produits d’emballage en plastique destinés au marché allemand, pour une valeur proche de 3 millions de dollars.
Cette opération concerne une activité industrielle liée aux chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires, et non l’exportation directe de fruits ou légumes.
Toutefois, la valeur annoncée représente un engagement contractuel, pas encore un montant d’exportations effectivement réalisé. Les conditions contractuelles, le calendrier d’exécution et les premières livraisons n’ont pas été détaillés.
Des signatures à transformer en exportations
Pour les entreprises algériennes, l’enjeu consiste désormais à concrétiser les discussions engagées à Madrid.
L’accès durable aux marchés européens suppose notamment de répondre aux exigences applicables en matière de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de logistique. La conformité des produits concernés reste à documenter.
Le prochain indicateur déterminant sera donc moins le nombre d’accords annoncés que leur transformation en commandes exécutées, en marchandises livrées et en flux exportés vérifiables auprès des services douaniers.
Le bilan définitif de Madrid dépendra de cette concrétisation commerciale.


