La troisième édition d’ArtiCrea ouvre le 5 octobre au Palais des expositions du Kram. Derrière les stands, son programme met en évidence quatre enjeux économiques : protéger la création, mieux la commercialiser, accélérer le numérique et accéder aux marchés étrangers.

Le Salon professionnel des métiers d’art et du design ArtiCrea se tient du 5 au 11 octobre 2026 au Kram. Mais l’intérêt économique de cette troisième édition se trouve peut-être moins dans les produits exposés que dans les obstacles que son programme cherche à traiter.

Les ateliers prévus les 5, 6, 8 et 9 octobre porteront notamment sur la protection des dessins, modèles et marques, les procédures d’exportation, l’accès aux marchés extérieurs, la commercialisation, le e-commerce et la transformation numérique.

Pris ensemble, ces thèmes dessinent une chaîne de valeur : passer de la création artisanale à une offre protégée, commercialisée, visible en ligne et capable d’être exportée.

Protéger avant de développer la marque

Premier verrou : la propriété intellectuelle. Un dessin, un modèle ou une marque constitue potentiellement un actif économique. Le programme du salon place précisément leur protection parmi les sujets à traiter.

Le deuxième enjeu est commercial. Produire ne suffit pas à construire une marque : encore faut-il organiser sa commercialisation et atteindre des clients au-delà du circuit traditionnel de l’exposition.

Le numérique comme passerelle

Le troisième chantier est celui du numérique. En associant e-commerce et transformation numérique aux ateliers, ArtiCrea déplace le débat vers les outils permettant aux entreprises artisanales d’élargir leurs débouchés.

Vient enfin l’exportation. Les procédures et l’accès aux marchés étrangers figurent explicitement au programme. L’Office National de l’Artisanat présente d’ailleurs ArtiCrea comme un espace professionnel destiné à favoriser les échanges entre entreprises artisanales et acteurs des marchés locaux et internationaux.

Reste à mesurer le passage des intentions aux résultats.

Combien d’acheteurs étrangers seront présents ? Combien de rencontres déboucheront sur des commandes B2B ? Quelle part des entreprises exposantes vend déjà à l’export ou en ligne ? Ces données ne sont pas disponibles à ce stade.

Elles seront pourtant essentielles pour juger la portée économique du salon. Car le véritable indicateur d’ArtiCrea ne sera pas seulement le nombre de produits exposés, mais sa capacité à aider une création tunisienne à franchir les étapes qui séparent encore le produit de la marque exportable.

Chiffres clés

  • 5-11 octobre 2026 : dates d’ArtiCrea
  • 4 journées d’ateliers : 5, 6, 8 et 9 octobre
  • 3e édition du salon professionnel
  • Plus de 150 entreprises artisanales annoncées par l’ONA
  • Acheteurs étrangers / commandes B2B / ventes export / e-commerce : ND

ONAT