
Le vernissage a eu lieu samedi soir en présence de l’artiste ainsi que de plusieurs invités du monde des arts, de la culture et de membres de la communauté italienne établie en Tunisie.
« J’essaie d’exprimer ces deux mondes sur la toile », a déclaré Lamia Bouzouita à la TAP, évoquant son parcours entre Tunis, sa ville natale, et Venise, sa ville de résidence depuis de nombreuses années, où elle a étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts.
Dans ses œuvres, l’artiste explore la rencontre entre ses origines tunisiennes et son expérience vénitienne, à travers les couleurs, les arabesques et les jeux de lumière. « Venise, c’est la ville de la lumière », souligne-t-elle, évoquant également le brouillard, les reflets et l’atmosphère de la cité lagunaire comme autant de sources d’inspiration.
« Ma vie artistique est la fusion entre ces deux mondes », explique-t-elle, faisant également référence à ses débuts en informatique. Diplômée dans ce domaine avant d’intégrer les Beaux-Arts de Venise, elle dit avoir conservé un « mode de penser un peu algorithmique », qui se retrouve dans certaines compositions géométriques de ses tableaux.
Le parcours présenté à la Galerie Saladin suit cinq ensembles : « Perdu dans le carnaval », « Alice », « Murano », « Fleurs » et « Espace ». La série « Perdu dans le carnaval » ouvre cet univers marqué par les couleurs et les motifs.
Avec « Alice », l’artiste revisite l’univers du merveilleux et du rêve à travers une construction faite de signes, de formes et de couleurs. La série « Murano » puise dans l’imaginaire lié au verre de l’île vénitienne, – célèbre depuis le XIIIe siècle pour son savoir-faire ancestral-, notamment à travers les effets de transparence, les textures et les motifs.
« Fleurs » décline des compositions florales aux couleurs soutenues, tandis qu’« Espace » explore des compositions géométriques et en relief, avec des halos, des formes concentriques évoquant les astres et les nébuleuses.
À travers ces créations, la peinture de Lamia Bouzouita fait coexister références méditerranéennes, motifs décoratifs, géométrie et jeux de lumière, dans un langage plastique nourri par son double ancrage entre Tunis et Venise.


