Le gouvernement basé à Tripoli et Boeing poursuivent les travaux préparatoires autour d’une nouvelle compagnie aérienne. Flotte, financement, formation et faisabilité sont désormais examinés, mais plusieurs paramètres déterminants restent à préciser avant le passage à l’exploitation.
Le projet libyen de nouvelle compagnie aérienne franchit de nouvelles étapes techniques, sans avoir encore atteint le stade d’un lancement commercial. Lors d’une réunion virtuelle avec des responsables de Boeing, le gouvernement basé à Tripoli a examiné l’avancement des travaux sur la flotte, l’assistance technique, les opérations et la formation. Les discussions ont également porté sur les indicateurs de l’étude de faisabilité, le modèle de financement et les dimensions commerciales et opérationnelles du projet.
Un chantier engagé depuis 2025
Les échanges avec Boeing s’inscrivent dans un processus engagé en 2025. En mars 2026, les deux parties travaillaient déjà sur le business plan, l’étude de faisabilité et un calendrier de création et de démarrage des opérations. L’autorité libyenne de l’aviation civile participait alors aux discussions.
En mai, le Gouvernement d’unité nationale a signé avec Boeing un mémorandum de coopération stratégique portant notamment sur la modernisation de la flotte, l’acquisition d’appareils modernes, la coopération technique et le développement des infrastructures aéronautiques. lana.gov.ly
Le dossier a donc dépassé le stade d’une simple intention politique. Mais les éléments publiquement disponibles ne permettent toujours pas de considérer le projet comme une compagnie prête à opérer.
Les questions décisives restent ouvertes
Le nombre d’appareils envisagé, leur coût d’acquisition et la date définitive de lancement ne sont pas communiqués. Les sources consultées ne documentent pas non plus de contrats fermes d’achat d’avions.
La clarification institutionnelle reste également essentielle. Des communications antérieures ont associé le projet à Libyan United Airlines (LUA) et à la création d’une holding nationale de l’aviation. Une réunion d’août portait ainsi sur la mise en œuvre du plan d’action du transporteur et sur son cadre institutionnel. Libya Herald
Pour le projet, le prochain seuil sera donc moins celui de nouvelles discussions techniques que celui de décisions vérifiables : structure du capital, actionnariat, flotte contractée, financement, certification et calendrier opérationnel. Tant que ces paramètres ne sont pas arrêtés et rendus publics, la future compagnie demeure principalement un projet en préparation.


