Les ministres de l’Energie de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne ont signé, jeudi, à Alger la “Déclaration ministérielle d’Alger” relative au projet de corridor sud pour l’hydrogène vert “SoutH2 Corridor”.

Ce projet vise à soutenir la coopération euro-méditerranéenne dans le domaine de l’hydrogène vert et à renforcer la sécurité énergétique.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la déclaration signée à l’issue de la deuxième réunion ministérielle des pays partenaires prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au soutien technique du projet, accompagné par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette structure soutiendra la coordination entre les pays partenaires et stimulera le développement d’un système régional de transport d’énergies propres de l’Afrique du Nord vers l’Europe.

Du côté tunisien, la déclaration a été signée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Slah Zouari.

Le ministre a, à cette occasion, souligné que la transition énergétique constitue une opportunité stratégique pour bâtir un nouveau partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe, fondé sur la coopération équilibrée, l’intérêt commun et le développement conjoint des chaînes de valeur.

Il a indiqué que le changement climatique et les mutations structurelles du secteur énergétique imposent des défis communs, notamment la maîtrise des coûts et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Face à ces défis, la Tunisie adopte une approche pragmatique, axée sur la promotion des investissements dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et ses dérivés, a-t-il indiqué, précisant que les projets de transition énergétique s’inscrivent dans le cadre d’une approche intégrée prenant en considération l’impact environnemental, les infrastructures et les besoins nationaux en énergie.

Le ministre a également mis en avant la position géographique de la Tunisie et ses infrastructures énergétiques, qui en font un partenaire naturel pour le transport d’énergie propre entre les deux rives de la Méditerranée.

Il a conclu en réitérant l’engagement de la Tunisie à poursuivre le dialogue afin de passer de l’échange des visions à l’identification de projets économiques bancables et réalisables, qui reposent sur l’évaluation de l’impact environnemental, l’innovation et le transfert de technologie pour consolider la sécurité énergétique régionale.