Des chercheurs de la Miller School of Medicine de l’Université de Miami ont identifié des biomarqueurs sanguins susceptibles d’aider à repérer, plusieurs années à l’avance, les personnes exposées à un risque de déclin de la mémoire et des capacités cognitives.

L’étude a porté sur 1.170 personnes, âgées en moyenne de 73 ans, évaluées au début de la recherche puis six ans plus tard. Les chercheurs ont notamment analysé quatre biomarqueurs sanguins associés à différentes modifications cérébrales.

Les résultats montrent qu’un taux élevé de p-tau181 était associé à une baisse ultérieure de la mémoire et des capacités cognitives, alors qu’aucun lien n’était observé avec les performances initiales. Ce marqueur pourrait ainsi contribuer à identifier précocement certaines évolutions cognitives.

Les résultats, publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia : Diagnosis, Assessment & Disease Monitoring, apportent de nouveaux éléments sur le potentiel des biomarqueurs sanguins dans le suivi du déclin cognitif.

L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui touche principalement le cerveau. Elle détruit lentement les neurones et représente la cause la plus fréquente de démence dans le monde (60 % à 80 % des cas).