Les études scientifiques n’ont pas encore prouvé que le stress chronique serait une cause directe du cancer du sein, a indiqué Dr. Chiraz Ben Ayed, oncologue et membre du bureau exécutif de la Société tunisienne d’oncologie médicale (STOM).
Dans une déclaration à la TAP à l’occasion de l’Octobre Rose, elle a expliqué que le stress prolongé peut toutefois affecter le sommeil, l’activité physique, l’alimentation et le poids, voire favoriser certains comportements à risque, autant de facteurs pouvant influer sur la santé.
La spécialiste a souligné que le risque de cancer du sein résulte de l’interaction de plusieurs facteurs, notamment l’âge, les antécédents familiaux, les facteurs hormonaux et reproductifs, le poids, l’activité physique et les habitudes alimentaires.
En 2024, la Tunisie a enregistré environ 4.400 nouveaux cas de cancer du sein, selon la coordinatrice du Programme national de lutte contre le cancer au ministère de la Santé. Cette maladie représente près de 30 % des cancers féminins dans le pays.
Une nouvelle étape dans le dépistage a, par ailleurs, été franchie avec l’interprétation à distance des mammographies, lancée lors d’une journée d’étude organisée à l’hôpital La Rabta en novembre 2025.


