La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a passé en revue, jeudi, au siège u gouvernorat, les projets d’eau potable en cours ou ceux qui sont encore bloqués ou programmés dans la région.

Le directeur régional du Nord de la SONEDE, Rabeh Mansour, a indiqué que les crédits alloués à ces projets ont dépassé 112 MD entre 2019 et 2026, ajoutant que la société a privilégié les solutions de long terme, face au changement climatique, à la sécheresse et à la hausse record des températures.

La station de traitement de Tabarka, dotée de plus de 50 MD, est le principal projet appelé à résorber le déficit du bilan hydrique de la délégation, notamment en été. Les travaux sont réalisés à 35% et doivent s’achever au début de l’été 2027.

Les ressources en eau du gouvernorat proviennent à 57% des eaux de surface et à 43% des eaux souterraines, selon l’exposé présenté lors de la séance.

Certains projets lancés avancent à des rythmes variables, entre 63% et 72%, tandis que d’autres sont bloqués par motif de résiliation de marché ou des problèmes fonciers.

Les participants ont appelé à accélérer plusieurs projets, dont notamment, l’alimentation en eau du poste-frontière d’Al-Jalil (Ghardimaou) et de plusieurs agglomérations, et une nouvelle station de traitement à Jendouba.

Ils ont aussi préconisé d’achever le rattachement de certains groupements hydrauliques à la SONEDE et de garantir une préparation optimale de l’été 2027.