Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a affirmé l’engagement de son département à contribuer activement à la réforme du système de santé et à la transformation numérique du secteur, en cohérence avec les orientations nationales en matière de santé à l’horizon 2030 et l’agenda numérique de la Tunisie.
Intervenant, jeudi à Tunis, à la conférence internationale sur la santé numérique “Telehealth Connect 2026”, il a appelé à faire du progrès technologique un outil concret pour améliorer les services de santé et renforcer l’équité d’accès.
Le succès de la transformation numérique, a-t-il souligné, ne se mesure pas au nombre de plateformes et d’applications créées, mais à sa capacité à alléger les charges des citoyens, à réduire les délais d’attente, à améliorer la prise en charge des patients et à garantir l’égalité d’accès aux soins dans toutes les régions.
Cette transformation digitale, a-t-il ajouté, doit aussi améliorer le diagnostic, le suivi thérapeutique et la prévention.
Le ministre a indiqué que son département collabore avec celui de la Santé sur nombre d’axes, dont la mise en sur pied d’un système national interconnecté de données de santé permettant de développer le dossier de santé numérique du citoyen et l’échange de données entre établissements.
Il a dans ce contexte plaidé pour des normes communes, une infrastructure numérique renforcée et la garantie de la sécurité et de la confidentialité des données, dans le respect des droits des citoyens.
Hemissi a en outre insisté sur l’accélération du projet “Hôpital numérique”, qui renforcera l’interconnexion des établissements de santé, la téléconsultation, la télé imagerie médicale et l’accès aux spécialités.
Sa réussite requiert la complémentarité des équipements, de l’infrastructure, des ressources humaines et de la formation continue, a-t-il dit, appelant à exploiter les données de santé afin d’améliorer les indicateurs sanitaires et de soutenir le dispositif national de veille.
Il a également plaidé pour un usage consciencieux de l’intelligence artificielle, respectueux de la vie privée, des législations nationales en vigueur et de la transparence.
Pour le ministre, la transformation numérique ne peut nullement atteindre ses objectifs sans une inclusion numérique et une réduction des disparités régionales.
Il a à ce propos appelé à étendre les réseaux de télécommunications, à connecter les établissements de santé et à développer les compétences numériques des citoyens, prônant une coordination renforcée entre les ministères et structures concernés, avec des mécanismes communs d’exécution et de suivi, ainsi que la coopération avec les partenaires internationaux.
Hemissi a, dans ce contexte, invité les institutions publiques et privées, les entreprises technologiques, les centres de recherche et les investisseurs à s’engager dans cette démarche, soulignant que la Tunisie dispose de compétences médicales, technologiques et scientifiques ainsi que d’une position stratégique et d’une volonté politique claire lui permettent de jouer un rôle pionnier dans le domaine de la santé numérique.
L’avenir de la santé n’est pas façonné par la seule technologie, mais par une vision claire, la coopération entre institutions et l’investissement dans les compétences et l’humain, a-t-il conclu, appelant à placer le citoyen au centre de cette transformation.


