Un programme batisé “Chams” a été lancé lancé en faveur des petites et moyennes entreprises. Ledit programme est soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) dans le but de leur permettre d’investir dans l’autoproduction d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque, a déclaré, jeudi, le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Naoufel El Boukari.
Dans une allocution prononcée à l’occasion de la tenue de la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique, le responsable a indiqué, que le programme fournira des mécanismes de financement facilités et exceptionnels permettant aux petites et moyennes entreprises d’investir dans l’autoproduction d’électricité, ce qui les aidera à maîtriser le coût de l’énergie et à renforcer leur compétitivité sur les marchés mondiaux.
Cette initiative s’inscrit, selon El Boukari, dans le cadre d’une série de programmes et d’initiatives visant à soutenir la transition énergétique, parmi lesquels le programme de production d’électricité par l’énergie solaire (PROSOL-ELEC) qui a, d’après ses estimations, franchi un bon pas en dépassant 150 mille systèmes installés en basse tension, représenatnt une capacité globale avoisinant les 466 mégawatts à fin avril 2026.
Il a révélé que les résultats de l’évaluation de la sixième tranche du régime des autorisations ont abouti, en septembre 2026, à l’approbation de 309 demandes pour la réalisation de projets solaires d’une capacité totale avoisinant les 455 mégawatts, reflétant, ainsi, la confiance croissante du secteur privé dans l’investissement dans les énergies renouvelables.
Le responsable a affirmé que le programme de transition énergétique dans les établissements publics poursuit son ascension pour englober environ 350 établissements, signalant l’entrée en exploitation de 112 projets sur le réseau de basse tension et de 47 projets sur le réseau de moyenne tension, aux côtés de 24,9 mégawatts de capacités installées qui sont en cours de finalisation pour la mise en service.
L’orateur a déclaré à cet égard que la prochaine étape est claire et bien fixée, nécessitant de simplifier les procédures administratives et de les accélérer sans porter atteinte aux normes de qualité et de sécurité.
Il a rappelé que l’agence œuvre à développer les réseaux pour élever leur capacité à absorber les énergies renouvelables, parallèlement à la préparation aux défis devenus une réalité, parmi lesquels le stockage de l’énergie, la mobilité électrique, les réseaux intelligents et l’interconnexion énergétique régionale.
Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie a appelé les différents acteurs économiques à renforcer la coordination, à accélérer le rythme du travail et à établir des partenariats solides fondés sur la confiance mutuelle, ce qui permettra de transformer les potentialités naturelles dont regorge la Tunisie et les compétences nationales en réalisations durables.


