La Tunisie prépare un renforcement du contrôle routier avec de nouveaux équipements et caméras. Mais leur déploiement n’est pas encore effectif : plusieurs textes réglementaires doivent d’abord achever leur parcours administratif et être publiés.

Caméras annoncées ne signifie pas caméras installées. C’est la distinction essentielle dans l’évolution du contrôle routier actuellement préparée en Tunisie.

Le Conseil national de la sécurité routière prévoit l’acquisition d’équipements et de caméras après l’adoption et la publication des textes réglementaires nécessaires. Ces dispositifs pourront notamment servir à constater le franchissement d’un feu rouge, l’utilisation du téléphone au volant, l’absence de casque et le non-port de la ceinture de sécurité.

Le changement annoncé repose donc autant sur la technologie que sur son encadrement juridique. À ce stade, le texte réglementaire doit encore achever son parcours administratif. Aucun élément du corpus ne permet de présenter ces nouveaux équipements comme déjà déployés ou opérationnels.

Du contrôle routier au permis à points

Le chantier dépasse les seules caméras. Les projets de réforme concernent également le Code de la route, le système du permis à points et les dispositions relatives à la conduite en état d’ivresse.

Pour les conducteurs, ces projets doivent là encore être distingués des règles effectivement entrées en vigueur. L’enjeu sera donc de suivre leur adoption et leur publication avant d’en déterminer précisément les conséquences pratiques.

Une stratégie jusqu’en 2034

Ces évolutions s’inscrivent dans la stratégie nationale de sécurité routière 2025-2034. Selon les chiffres annoncés, celle-ci comprend 84 programmes et 168 projets opérationnels.

Un premier objectif consiste à réduire les accidents de 20 % d’ici fin 2027 par rapport à 2023. À plus long terme, la stratégie vise une diminution de 50 % à l’horizon 2034.

Ces chiffres décrivent des objectifs de politique publique et non des résultats déjà obtenus.

Le prochain jalon sera donc réglementaire : adoption et publication des textes, puis acquisition et déploiement effectif des équipements. C’est à ce moment-là que les automobilistes pourront mesurer concrètement la portée du nouveau dispositif.

Chiffres clés

  • 4 infractions explicitement citées
  • 84 programmes
  • 168 projets opérationnels
  • –20 % d’accidents visés d’ici fin 2027 par rapport à 2023
  • –50 % visés à l’horizon 2034

Site : sécurité routière Tunisie