Le ministre des affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé, mercredi, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, l’attachement de la Tunisie au droit au développement en tant que droit humain fondamental, inaliénable et indissociable de l’ensemble des droits de l’homme.

Lors d’une allocution prononcée au siège de l’ONU qui coïncidait avec le 40e anniversaire de la Déclaration onusienne sur ce droit, Nafti a souligné que la Tunisie a appelé au renforcement de la coopération multilatérale et à la nécessité de corriger les déséquilibres structurels qui freinent un développement équitable, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.

En ligne de mire, il a cité la crise de l’endettement, le coût élevé du financement, la fracture numérique et la faiblesse des investissements vers les pays en développement, affirmant que la Tunisie a plaidé en faveur d’une réforme du système de gouvernance économique internationale afin de le rendre plus juste, plus équitable et davantage à l’écoute des besoins des pays en développement.

Nafti a en outre rappelé que l’être humain reste au cœur des choix de développement de la Tunisie, citant la présentation du troisième rapport national volontaire sur les objectifs de développement durable et l’adoption du plan de développement 2026-2030, élaboré selon une approche participative visant l’inclusion sociale et économique.

Il a réaffirmé que l’autodétermination des peuples est une condition sine qua non du droit au développement, réaffirmant la solidarité de la Tunisie avec le peuple palestinien et son droit à un État indépendant et souverain, avec pour capitale la ville sainte d’Al Qods.