Avec 11 millions de quintaux déjà collectés et une production estimée entre 17 et 18 millions, la campagne céréalière améliore la visibilité sur l’approvisionnement national. Mais elle révèle aussi une contrainte structurelle : le stockage devient problématique au-delà de 8 millions de quintaux.
La Tunisie disposerait d’une marge de sécurité céréalière jusqu’en janvier 2027. Selon la PDG de l’Office des céréales, 11 millions de quintaux ont été collectés durant la campagne, dont 73 % de blé dur. Ces volumes permettraient, selon elle, de couvrir les besoins du marché local jusqu’au début de 2027.
La production totale est, elle, estimée entre 17 et 18 millions de quintaux. Cette fourchette reste une estimation et doit être distinguée des volumes effectivement collectés et stockés.
Le stockage, revers de la bonne campagne
L’importance de la collecte fait apparaître une contrainte logistique. Selon l’Office, le stockage devient problématique dès que les volumes dépassent 8 millions de quintaux.
Pour absorber davantage de céréales, des solutions supplémentaires ont été mobilisées, notamment la location d’espaces. Elles ont permis d’accroître les capacités de stockage de 1,3 million de quintaux par rapport à la campagne précédente. Au total, 192 centres ont participé à la collecte.
Cette situation met en évidence un enjeu économique : une bonne récolte ne sécurise pleinement l’approvisionnement que si les infrastructures permettent de réceptionner et de conserver les volumes dans de bonnes conditions.
Le coût de ces capacités supplémentaires reste toutefois ND dans les sources disponibles. Il n’est donc pas possible de chiffrer la facture des locations sans donnée vérifiable.
Des pertes estimées entre 5 et 6 %
L’Office estime par ailleurs les pertes à 5-6 % de la récolte. Appliquée à une production de 17 à 18 millions de quintaux, cette fourchette représenterait mécaniquement environ 850 000 à 1,08 million de quintaux. Il s’agit d’un calcul WMC indicatif, et non d’un volume de pertes officiellement constaté.
La campagne réduit ainsi la pression immédiate sur l’approvisionnement. Elle ne permet toutefois pas de conclure à l’absence d’importations jusqu’en janvier 2027. Surtout, elle montre que l’amélioration de la production doit désormais s’accompagner d’un renforcement des capacités de stockage.
Chiffres clés
-17 à 18 millions de quintaux : production estimée
-11 millions de quintaux : collecte annoncée
-73 % : part du blé dur dans la collecte
-8 millions de quintaux : seuil à partir duquel le stockage devient problématique
-1,3 million de quintaux : capacité supplémentaire mobilisée
-192 centres : dispositif de collecte
-5 à 6 % : pertes estimées
Site : Office des Céréales


