Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mardi, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri et le ministre de l’économie et de la planification, Samir Abdelhafidh.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté sur l’élaboration du projet de loi de finances pour l’année à venir.

Dans ce contexte, le chef de l’État a exigé que les choix budgétaires s’inscrivent dans le plan quinquennal approuvé, pour garantir l’équilibre régional, l’emploi et la dignité des citoyens, dans le respect des orientations nationales souveraines.

Il a à ce propos insisté sur la réduction de la pression fiscale et la simplification de la création d’entreprises, sociétés communautaires ou initiatives privées, dénonçant les obstacles bureaucratiques et les pratiques dilatoires qui bloquent les porteurs de projets.

Evoquant la responsabilité des hauts fonctionnaires, le chef de l’Etat s’est exprimé en des termes clairs : “Un responsable assume ou s’en va.”, soulignant que “les nations se bâtissent avec l’âme d’un combattant, pas avec les mains tremblantes ou l’attentisme.”

Le président Saïed a également ciblé la corruption et ceux qui s’acharnent à déstabiliser les services publics, fustigeant les relais de l’ancien système qui se posent en victimes et affichent encore une nostalgie à faire remonter le temps en arrière.

Revenant sur les épisodes à répétition des incendies et des coupures d’électricité et d’eau survenus cet été malgré les incessantes tentatives de les maîtriser, le chef de l’Etat a estimé que cette récurrence “n’est pas fortuite” et que ces incidents sont des agissements “criminels”.

“Ils veulent semer le désespoir parmi les rangs des citoyens. Malheur à ceux qui ont comploté et à leurs serviteurs”, a-t-il conclu.