Sanctions contre le commerce avec l’Iran, droits de douane, surcapacités chinoises, déséquilibres mondiaux : Scott Bessent arrive au G20 avec une ligne dure. Mais derrière la puissance financière américaine se trouve une faiblesse devenue impossible à masquer : une dette fédérale qui a dépassé 40 000 milliards de dollars.

À Asheville, les États-Unis veulent parler en position de force.

Washington entend pousser ses partenaires à réduire leurs relations économiques avec l’Iran, défendre ses nouvelles barrières commerciales et remettre au centre du débat les surcapacités industrielles et les déséquilibres mondiaux.

Le levier est connu : l’accès au marché américain et au système dollar reste une arme redoutable.

Mais cette puissance repose elle-même sur une dépendance.

La dette fédérale américaine a franchi les 40 000 milliards de dollars en août 2026. Et plus elle augmente, plus Washington doit convaincre investisseurs, banques centrales et fonds internationaux de continuer à absorber les émissions de Treasuries.

Au même moment, le Trésor américain renforce certaines opérations de rachat sur les maturités longues. Officiellement, il s’agit de soutenir la liquidité du marché. Mais avec une dette de cette taille, toute intervention devient politiquement et financièrement sensible.

Le paradoxe est désormais au cœur du G20.

Les États-Unis peuvent menacer de sanctions une banque étrangère qui travaille avec l’Iran. Ils peuvent taxer davantage les importations. Ils peuvent demander à Pékin de réduire ses surcapacités.

Mais ils ont aussi besoin que le reste du monde continue de croire à la solidité de leur propre dette.

À Asheville, Scott Bessent ne défendra donc pas seulement la politique économique américaine.

Il devra aussi défendre le prix de son principal actif : la confiance.