La Tunisie affronte ce dimanche 23 août le pic annoncé de la vague de chaleur, avec des maximales comprises entre 37 et 47°C. À la mi-journée, aucun nouveau record de consommation électrique de la STEG ni aucune perturbation nationale de la SONEDE n’étaient officiellement confirmés. Mais le risque, lui, monte rapidement.

Le thermomètre est désormais entré dans la zone critique. Selon les prévisions diffusées ce dimanche, les températures maximales doivent atteindre 37 à 47°C selon les régions. L’Institut national de la météorologie avait identifié les 23 et 24 août comme le sommet de cet épisode, avec des valeurs pouvant dépasser leElectricité,STEGs normales saisonnières de 6 à 10°C.

À ce stade, le fait nouveau n’est donc pas un black-out, ni une crise nationale de l’eau. C’est la matérialisation du risque climatique annoncé depuis plusieurs jours.

Vers 13 heures, aucune communication officielle consultée ne permettait de confirmer un nouveau record national de consommation électrique ce 23 août. Aucun communiqué national de la SONEDE ne signalait non plus une perturbation généralisée directement liée à la chaleur.

Cette distinction est essentielle : le système entre sous forte pression, mais l’incident n’est pas encore établi.

Après juillet, la STEG sous surveillance

Le précédent est récent. Lors de la vague de chaleur de juillet, la STEG avait publié des avis de coupures périodiques dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre du réseau. La forte utilisation de la climatisation pendant les heures de pointe avait alors été présentée comme l’un des facteurs majeurs de tension.

Le 23 août devient donc un nouveau stress-test.

Plus la température approche 45 à 47°C, plus la consommation des climatiseurs augmente, tandis que les équipements électriques fonctionnent dans des conditions plus contraignantes. Pour les commerces, hôtels, industries agroalimentaires ou entrepôts frigorifiques, le coût économique peut apparaître avant même toute coupure : hausse de consommation, sollicitation accrue des équipements et vulnérabilité plus forte à la moindre interruption.

L’eau dépend aussi de l’électricité

La seconde variable critique est la SONEDE. Le réseau d’eau dépend directement de l’énergie pour le pompage, le traitement et le transfert.

Une forte chaleur peut donc créer une pression simultanée sur deux infrastructures qui ne fonctionnent pas indépendamment l’une de l’autre.

Pour l’instant, aucune alerte nationale n’autorise à parler de crise. Mais les prochaines heures seront décisives.

Le véritable indicateur ne sera pas seulement le maximum de température enregistré aujourd’hui. Il faudra surveiller la courbe de charge de la STEG, d’éventuelles coupures localisées, les communications de la SONEDE et la capacité des deux réseaux à absorber plusieurs heures de chaleur extrême.

À la mi-journée, le risque est confirmé ; l’incident, non.

C’est précisément ce qui fait de ce dimanche un test grandeur nature du système eau-électricité tunisien.