D’après le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) les transferts financiers destinés à couvrir les frais d’études et de stages académiques à l’étranger se sont élevés, en 2025, à 658 millions de dinars en 2025, contre 507,3 MDT en 2024, soit un taux de progression de 30%.
Plus de 30 000 étudiants tunisiens à l’étranger ont bénéficié de ces transferts qui sont assez conséquents.
Le malheur c’est que la Tunisie ne va pas profiter du retour de cet investissement en ce sens où les étudiants reviennent rarement au bercail une fois leurs études terminées, et ce, même s’ils ont un patrimoine qu’ils peuvent gérer.
Par zone géographique, la France reste la première destination des étudiants tunisiens à l’étranger. L’Allemagne arrive en deuxième position avec près de 7 000 étudiants tunisiens accueillis en 2024.
Le rapport de la BCT souligne que cette évolution s’est traduite par un creusement du déficit de la balance des services éducatifs, qui est passé de 327,1 millions de dinars en 2024 à 494,7 millions, en 2025. Cette hausse reflète l’écart croissant entre les recettes générées par les services éducatifs et les dépenses engagées pour les études à l’étranger.
Selon le rapport de la BCT, cette augmentation intervient, également, à la faveur de la réforme introduite par la Banque centrale en septembre 2025, à travers une circulaire révisant les conditions et les modalités des transferts liés aux études et aux stages académiques à l’étranger.
Cette réforme a notamment porté l’allocation mensuelle destinée aux étudiants de 3 000 à 4 000 dinars, tandis que l’allocation d’installation est passée de 4 000 à 6 000 dinars.
ABS


