
La pression sur l’approvisionnement en eau s’est fortement accentuée en juillet. Selon les données de l’Observatoire tunisien de l’eau, 608 problèmes liés à l’eau ont été signalés au cours du mois, soit le niveau mensuel le plus élevé depuis le début de 2026.
Les difficultés de distribution représentent l’essentiel des alertes : 549 coupures ou perturbations non annoncées, soit plus de 90 % du total. L’Observatoire a également enregistré 34 mouvements de protestation, 13 signalements de fuites sur le réseau et 12 alertes concernant la qualité de l’eau.
La géographie des signalements montre une forte concentration sur le littoral. Nabeul arrive en tête avec 65 alertes, devant Monastir avec 62, Mahdia avec 51 et Sousse avec 49. Ces quatre gouvernorats totalisent à eux seuls plus du tiers des signalements recensés en juillet.
Cette situation intervient en pleine saison estivale, période marquée par une hausse de la demande en eau dans plusieurs régions côtières et touristiques. Elle rappelle surtout qu’une amélioration des réserves ne garantit pas automatiquement une distribution régulière : l’état des réseaux, les équipements de pompage et les capacités locales restent déterminants.
Le niveau de juillet 2026 est par ailleurs proche de celui enregistré un an auparavant, avec 604 alertes en juillet 2025, ce qui confirme la persistance des tensions estivales.
Au-delà de la mobilisation de nouvelles ressources, la sécurité hydrique tunisienne dépend donc aussi de la modernisation des infrastructures et de la réduction des interruptions de service. L’enjeu est désormais d’assurer que l’eau disponible parvienne effectivement aux ménages et aux entreprises.


