Négligée depuis leur mise en eau qui remonte à plusieurs décennies, la maintenance des barrages est désormais à l’ordre du jour.
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer un programme d’entretien de ces ouvrages hydrauliques. Ces derniers sont principalement confrontés à l’envasement. Compte tenu du coût élevé du désenvasement, le ministère de l’agriculture a commencé par de petits barrages localisés dans le gouvernorat de Jendouba.
Objectif : accroître la capacité de stockage des eaux dans les barrages. Selon nos informations, des chantiers de maintenance et de réhabilitation vont bientôt démarrer sur trois ouvrages moyennant une enveloppe budgétaire de 45 millions de dinars.
Ces projets, actuellement en phase d’appel d’offres, concernent le barrage de Zitouna, situé à Hammam Bourguiba dans la délégation d’Aïn Draham. Les travaux de maintenance de ce barrage dureront 360 jours.
Vient ensuite le barrage de Bouzaaroura, localisé dans la délégation de Fernana. Sa réalisation durera une année.
Le troisième barrage est celui du Louh. Localisé à Aouadhia dans la délégation de Balta Bouaouane. Les travaux de sa maintenance dureront 240 jours.
Pour mémoire, le gouvernorat de Jendouba est connu pour être le principal château d’eau de la Tunisie. Quatre grands barrages y assurent un rôle déterminant, tant pour l’alimentation en eau potable de plusieurs régions que pour l’irrigation d’importantes superficies agricoles.
Au nombre des barrages les plus connus figurent ceux de Beni Mtir dont la capacité de rétention est estimé à 73 millions de mètres cubes, Bouhertma, avec 145 millions de m³, Barbra (80 millions de m³) Zarga (69 millions de m³).
Trois barrages stratégiques méritent qu’on s’y attarde, ceux de Ben Metir, de Bouhertma et de Barbara.
Édifié entre 1946 et 1953 sur l’oued Ellil, au sud-ouest d’Aïn Draham dans la délégation de Fernana, le barrage de Beni Mtir compte parmi les plus vieux ouvrages du pays. Ses eaux, considérées comme les plus pures de Tunisie, servent à la fois à l’alimentation en eau potable, à l’irrigation et à la production d’électricité d’origine hydraulique.
Bâti sur l’oued qui porte son nom, le barrage de Bouhertma occupe une position stratégique pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation des terres agricoles de la région, qui s’étendent sur près de 40 000 hectares. De son côté, l’ouvrage de Barbra, érigé entre la zone de Jwaouda à Fernana et Hammam Bourguiba, participe au renforcement et au transfert des ressources en eau, tandis que celui de Zarga, dans la délégation de Tabarka, constitue un chaînon.
ABS


