Au plan international, le rapport intitulé  «Rapport sur l’investissement mondial 2026: l’investissement international dans une ère de turbulence » estime que les ide sont repartis à la hausse en 2025.

Les auteurs du rapport estiment toutefois que cette reprise demeure étroite et fragile. Ils considèrent que l’investissement mondial devient plus concentré dans des secteurs à forte intensité de capital et de technologie. plus sélectif (ciblage par le canal d’incitations de l’énergie propre, des infrastructures numériques, la fabrication avancée et les minerais essentiels) et moins accessible à de nombreux pays en développement.

Globalement, le rapport est truffé d’importantes révélations.  En voici les principales :

  • Les flux des investissements directs étrangers (IDE) se sont établis à 1.600 milliards de dollars en 2025, en hausse de 6% par rapport à l’année précédente.
  • Sur ce total, l’Afrique en a attiré seulement 70 milliards de dollars, un volume en baisse de 26%. Les dix principaux pays africains qui  ont attire le plus d’IDE sont l’Egypte (15,45 Mds USD ), la Guinée (7,80 Mds USD), le Mozambique (5,70 Mds USD), le Nigéria (4 Mds USD,  l’Ethiopie (3,80 Mds USD), l’Ouganda (3,36 Mds USD , Le Maroc (3,34 Mds USD), Kenya (3,20Mds USD), La Côte d’ivoire (2,03Mds USD et le Ghana (1,91 Mds USD)

Les tendances

Quant aux nouvelles tendances, l’investissement direct étranger  est en plein essor dans cinq secteurs stratégiques : infrastructures pour l’intelligence artificielle, technologies avancées, minerais essentiels, technologies liées à la transition énergétique et semi-conducteurs. En 2025, les principaux secteurs  qui ont attiré les IDE sont :  Les hydrocarbures, les mines, les engrais et l’automobile.

Autre tendance évoquée dans le rapport:  le recul de l’investissement direct étranger dans les industries manufacturières traditionnelles. L’IDE dans ce secteur  a diminué de 17 % entre 2015–2019 et 2021–2025. Le recul atteint 20 % dans les économies en développement et 65 % dans les pays les moins avancés.

Et pour ne rien oublier, au rayon des pays en développement, le rapport les encourage à se concentrer sur des opportunités réalistes, à construire les bases nécessaires pour les investisseurs, à éviter des courses aux subventions non viables et à utiliser la coopération régionale pour créer la taille.

ABS

EN BREF

  • Rebond mondial asymétrique : Les flux d’IDE ont progressé de 6 % à l’échelle globale en 2025, atteignant 1 600 milliards de dollars.

  • Chute sévère en Afrique : L’Afrique ne récolte que 70 milliards de dollars, affichant un recul drastique de 26 % sur un an.

  • Trio de tête africain : L’Égypte (15,45 Mds $), la Guinée (7,80 Mds $) et le Mozambique (5,70 Mds$) polarisent l’essentiel des capitaux sur le continent.

  • Recul manufacturier : L’IDE dans l’industrie manufacturière traditionnelle s’effondre de 65 % au sein des pays les moins avancés (PMA).

  • Nouveaux moteurs stratégiques : Reprise ciblée sur l’IA, les minerais critiques, les semi-conducteurs et la transition énergétique au détriment de l’industrie classique.