Le site archéologique de Ben Arous, situé dans l’enceinte du Centre culturel et sportif pour la jeunesse, est désormais accessible temporairement aux visiteurs et chercheurs chaque week-end, le samedi et le dimanche.

Cette ouverture intervient dans l’attente de la mise en place d’un mode de gestion définitif, a indiqué dimanche à l’agence TAP Nizar Ben Slimane, chercheur à l’Institut national du patrimoine (INP).

Le chercheur a précisé qu’un comité de l’INP est chargé de superviser l’accès au site, d’assurer la protection des installations et de guider les visiteurs.

Cette ouverture, intervenue jeudi soir, fait suite à l’achèvement des fouilles et des travaux de restauration menés sous la supervision du ministère des Affaires culturelles, dans le cadre d’un accord de coopération signé fin juin 2023 entre l’INP et le Centre national de recherche archéologique de Chine.

Les infrastructures d’accueil comprennent des escaliers menant au site, un portail principal, un parcours pavé, ainsi qu’une passerelle métallique reliant ses différentes composantes. Les vestiges comprennent un temple, un quartier artisanal, une demeure romaine et des thermes privés protégés par une paroi vitrée.

Des panneaux explicatifs et des plans de restitution de l’époque romaine ont également été installés grâce à des équipements fournis par la Chine.

Depuis la signature de l’accord de 2023, une équipe mixte de chercheurs tunisiens et chinois a réalisé des prospections géophysiques, suivies de fouilles stratigraphiques et d’une étude de datation des objets archéologiques découverts.

Découvert fortuitement en 2019 lors des travaux de construction du complexe de jeunesse – également financé par la Chine –, ce site de 9 000 mètres carrés abrite un temple d’époque carthaginoise réutilisé à l’époque romaine, des quartiers résidentiels et artisanaux occupés jusqu’à la fin de l’Antiquité, des thermes et des vestiges d’huileries romaines.

L’inauguration s’est déroulée en présence du directeur général de l’INP, Tarek Baccouche, de l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, et de la directrice adjointe du centre de recherche chinois, Tong Wei, ainsi que de plusieurs responsables, chercheurs et experts des deux pays.