Déclarations après le match de la Tunisie face au Japon (0-4), disputé dimanche à Monterrey (Mexique), pour le compte de la deuxième journée du Groupe F du Mondial-2026 :

Hervé Renard (Sélectionneur de la Tunisie) : “Nous avons disputé un match difficile face à une très belle équipe japonaise qui était supérieure à nous. J’ai ressenti la volonté des joueurs de montrer un visage satisfaisant avant que nous ne soyons cueillis à froid par un but précoce qui a fortement affecté le moral de l’équipe. Nous avons fait preuve d’une fragilité défensive qui s’est prolongée en seconde période, où nous n’avons pas su protéger nos filets de manière efficace”.

“Nous avons de nombreux problèmes dans toutes les lignes, particulièrement sur le plan défensif. J’ai constaté un manque flagrant de communication entre les joueurs, ce qui a poussé l’équipe à commettre cette quantité énorme d’erreurs qui nous ont coûté très cher. Notre prestation n’était pas du tout acceptable et ne s’est pas hissée au niveau d’un tournoi de l’envergure d’une Coupe du Monde. Nous devons l’admettre et ne pas chercher d’excuses face à cette performance”.

“Il est vrai que j’ai préparé ce match en très peu de temps, mais cela n’empêche pas que j’aie suivi plusieurs des précédentes rencontres de l’équipe tunisienne. J’ai également une connaissance globale des spécificités du football tunisien de par mon expérience passée à la tête de plusieurs sélections africaines. Je tiens à préciser que je suis venu entraîner l’équipe tunisienne pour la durée de cette Coupe du Monde, je ne peux donc pas m’exprimer pour le moment sur la période post-Mondial. Je ne rejetterai pas la faute sur autrui, j’assume l’entière responsabilité du match d’aujourd’hui.”

Ali Abdi (Défenseur de la sélection tunisienne) : “Nous avons livré une prestation médiocre qui n’est digne ni de la réputation du football tunisien, ni des grandes attentes placées en notre équipe pour cette Coupe du Monde. Nous assumons tous la responsabilité de cette performance et de ce résultat”.

“Nous avons entamé le Mondial avec une liste comprenant plusieurs nouveaux joueurs, et le manque de cohésion nécessaire était évident, ce qui s’est clairement reflété sur le rendement de l’équipe sur le terrain. A l’inverse, nous avons vu une équipe du Japon qui a su conserver la stabilité de son groupe de base ces dernières années, lui permettant de se présenter de manière beaucoup plus organisée. De plus, la période de préparation, qui n’a duré qu’un mois, n’était pas suffisante”.

“Je tiens à présenter mes excuses aux supporters tunisiens qui nous ont soutenus et qui ont cru en notre capacité à obtenir de meilleurs résultats. Aujourd’hui, nous devons avoir le courage de revoir beaucoup de choses et d’identifier les erreurs et les lacunes qui ont accompagné cette participation, afin de redresser la situation et de garantir un avenir meilleur à l’équipe tunisienne.”

Elyès Skhiri (Milieu de terrain de la sélection tunisienne) : “”Nous présentons nos excuses au peuple tunisien et nous nous devons d’être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons livré une prestation honteuse lors des matches contre la Suède et le Japon, ce qui est totalement inacceptable et que nous ne pouvons pas digérer en tant que joueurs. Nous devons assumer nos responsabilités”.

“En tant que joueurs, nous n’avons pas été au niveau espéré pour disputer une compétition comme la Coupe du Monde. La vérité est que nous n’avons pas le niveau requis pour jouer un tournoi de cette dimension. Participer à un Mondial exige un travail de fond et continu sur plusieurs années. Cela nous met face à la nécessité d’établir une feuille de route et un projet d’avenir touchant à de nombreux aspects pour élever le niveau du football tunisien, notamment en ce qui concerne la formation de base. Si nous voulons développer le football tunisien, il faut travailler sur plusieurs fronts, à l’instar de nombreuses autres sélections africaines.”