Un colloque international d’archéologie et d’histoire dédié aux mutations de la région du Haut Tell, de l’Antiquité au haut Moyen Âge, réunira du 4 au 6 juin prochains des dizaines d’experts nationaux et internationaux au Centre des arts, de la culture et des Lettres (CACL), Ksar Saïd, du Bardo près de Tunis, a annoncé l’institution.

Ce rassemblement scientifique de trois jours, intitulé “Le Haut Tell tunisien dans l’Antiquité et le Haut Moyen Âge : nouvelles approches, nouveaux apports”, est coordonné par les professeurs Samira Sehili et Moheddine Chaouali. L’événement, placé sous les auspices du ministère des Affaires culturelles, est co-organisé avec l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC).

Selon le programme détaillé publié par le CACL, la journée d’ouverture, le jeudi 4 juin, débutera par la présentation de trois ouvrages académiques majeurs édités en 2025 portant sur l’Afrique proconsulaire. Les premières sessions scientifiques aborderont ensuite l’aménagement du territoire et la gestion de l’eau, notamment la géographie de Sicca Veneria (Le Kef), les réseaux de transport romains et l’économie agraire, incluant l’apiculture et l’histoire des grandes propriétés.

Le vendredi 5 juin sera consacré aux découvertes archéologiques de terrain. Les chercheurs présenteront les résultats des dernières fouilles menées sur le théâtre d’Althiburos et le projet pluridisciplinaire d’Ammaedara (Haïdra). Des données inédites concernant la mise au jour d’une ville numide inconnue à Sidi Saïd (Bargou), l’architecture monumentale à Maktaris (Maktar) et les collections de sculptures de Bulla Regia seront également exposées.

La session de clôture, le samedi 6 juin, étudiera la transition de la ville antique vers la période médiévale sous la direction du Pr. Samir Aounallah. Les communications traiteront de la disparition des cités antiques dans le Nord-Ouest tunisien, de l’évolution des évêchés et de l’organisation des espaces ruraux à l’époque islamique, s’appuyant notamment sur l’étude des zaouïas et les fouilles médiévales du site de Borj Hellal.