
Une économie exposée à la facture énergétique
Le numéro souligne que l’économie tunisienne reste vulnérable à une hausse durable des prix mondiaux de l’énergie. Le taux d’indépendance énergétique est présenté à 35 % pour 2025, tandis que la facture énergétique externe est indiquée à environ 14 milliards de dinars par an depuis 2022, soit 7 % du PIB.
La hausse du baril aurait aussi un impact budgétaire direct. Un dollar supplémentaire sur le baril représente 162 millions de dinars par an pour le budget de l’État. Dans un scénario à 100 dollars, le déficit public pourrait atteindre 9,1 % du PIB.
La circulaire BCT 2026-4 : sauvegarde et contraintes
La circulaire BCT 2026-4 interdit aux banques de financer les importations non prioritaires. Elle est présentée comme une mesure de sauvegarde des devises. À court terme, elle peut limiter les sorties de devises et l’inflation importée. À moyen terme, elle peut aussi stimuler la production locale.
Le numéro relève cependant un risque pour les PME importatrices et pour les secteurs dépendants de composants ou matières classés non prioritaires. La mesure est donc décrite comme une digue utile, mais insuffisante sans stratégie industrielle et sociale.
Zones franches : transformer les frontières en leviers économiques
LeMag analyse la modernisation de trois postes frontaliers : Ras Jedir, Bouchebka et Melloula. L’investissement mobilisé est indiqué à 315 MD. Le flux de voyageurs entre la Tunisie et ses voisins est passé de 9 millions en 2017 à 16,3 millions en 2025.
Les zones franches sont présentées comme un levier de captation de devises, de création d’emplois, de lutte contre la contrebande et d’intégration industrielle régionale.
Marché carbone : un potentiel conditionné par le cadre institutionnel
Le numéro examine aussi le marché carbone. Il indique que le marché international génère 900 milliards de dollars et pourrait atteindre 4.000 milliards. Pour la Tunisie, le potentiel existe, mais dépend de la mise en place d’une autorité nationale de certification, la DNA, chargée de tenir un registre national des réductions d’émissions.
Le numéro rappelle également que le MACF européen s’applique depuis le 1er janvier 2026 et concerne pour l’instant 3 % des exportations tunisiennes.
Conclusion
WMC LeMag n°252 présente une économie tunisienne confrontée à une double exigence : protéger ses équilibres immédiats et construire des relais de résilience. Énergie, devises, frontières, carbone et investissement apparaissent comme les pièces d’un même dossier stratégique.
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