La valorisation des eaux traitées et leur utilisation pour l’irrigation sont devenues une nécessité impérieuse pour renforcer la sécurité hydrique et garantir la durabilité des ressources en Tunisie, a souligné, lundi, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh.

Lors d’une réunion de travail tenue au siège du ministère, consacrée au suivi des indicateurs de l’évolution des secteurs agricole et hydrique dans les gouvernorats de Jendouba et de Zaghouan, le ministre a insisté sur l’importance d’impliquer la recherche scientifique et de mettre en place des programmes intégrés de vulgarisation agricole, dans le but de sensibiliser les agriculteurs et de les encourager à s’appuyer sur les eaux traitées pour l’irrigation, tout en renforçant la coordination entre les différentes structures et administrations pour assurer une exploitation optimale de ces ressources, selon un communiqué publié mardi par le ministère.

La réunion a abordé la question de l’exploitation des eaux usées traitées comme choix stratégique pour faire face au stress hydrique. Pour cela, le ministre a mis en exergue l’importance d’adopter le traitement tertiaire des eaux et leur réutilisation dans le secteur agricole, vu les défis liés à la rareté des ressources et aux changements climatiques.

Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur le dossier des ressources hydrauliques dans les deux gouvernorats. Le ministre a, dans ce cadre, appelé à accélérer la réalisation des grands projets hydrauliques et à améliorer la gouvernance de la gestion des ressources disponibles, afin de garantir un approvisionnement régulier en eau potable durant la saison estivale.

Il a également insisté sur la nécessité de rationaliser l’exploitation des eaux d’irrigation dans les périmètres irrigués, de renforcer l’efficacité des groupements d’eau et de procéder au recouvrement des créances impayées pour assurer la continuité des services d’approvisionnement.

Concernant le gouvernorat de Jendouba, le ministre a appelé à encourager la culture de la betterave sucrière et à inciter les agriculteurs à adhérer massivement à cette filière, dans le cadre du soutien à la stratégie de l’État pour la souveraineté alimentaire.

Dans ce sens, le département ministériel de l’agriculture s’est engagé à mobiliser les ressources hydrauliques nécessaires. Le ministre a également mis en exergue l’importance de la coordination avec l’Office des Terres Domaniales (OTD) pour exploiter les capacités techniques et les superficies disponibles afin de développer cette culture stratégique.

Dans le même sillage, il a appelé à la nécessité de renforcer le rôle de la recherche scientifique dans les différents domaines du secteur agricole pour garantir l’innovation, l’amélioration de la rentabilité et la durabilité de la production, évoquant l’importance de nouer des relations de partenariat entre les structures régionales et les institutions académiques, à l’instar de la coopération entre le Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA) de Zaghouan et l’École Supérieure d’Agriculture de Mograne pour le développement de la recherche scientifique appliquée.