Deux initiatives législatives portant sur la promotion de l’enseignement de l’anglais dans les programmes éducatifs et la création d’établissements scolaires privés sont discutées, ce jeudi, par la Commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Présentée par 22 députés, la proposition de loi n°117 de l’année 2025, relative au renforcement de l’usage de la langue anglaise en Tunisie prévoit l’enseignement de l’anglais comme langue principale à partir de la deuxième année du cycle primaire, ainsi que son adoption comme langue d’enseignement pour les matières scientifiques et technologiques dès le collège.
Le texte impose également aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique d’intégrer l’anglais dans les cursus universitaires liés aux technologies, aux sciences naturelles, médicales et à l’économie, selon l’exposé des motifs.
Il prévoit aussi l’adoption de l’anglais comme deuxième langue de travail dans les relations internationales, diplomatiques, ainsi que dans l’attraction des investissements et la coopération économique, y compris dans les logiciels et les systèmes d’information au sein des structures publiques et des institutions nationales.
Les députés justifient leur proposition par la progression rapide de l’usage de l’anglais dans les domaines de la recherche scientifique, de l’enseignement supérieur, de la communication et des échanges économiques internationaux.
Par ailleurs, la proposition de loi organique n°07 de l’année 2025, présentée par 43 députés et relative à la création et à l’organisation des établissements éducatifs privés, comprend 51 articles fixant les conditions de création et les modalités de fonctionnement de ces institutions conformément à la loi.
Selon les auteurs de cette proposition de loi, le cadre juridique actuel est obsolète et conçu “sur mesure”, limitant la concurrence à travers des conditions et procédures jugées contraignantes pour l’entrée de nouveaux investisseurs dans le secteur.
“Cette nouvelle proposition vise à instaurer une concurrence loyale et à encourager l’investissement dans l’enseignement privé en tant que levier économique et social, contribuant ainsi au soutien des finances publiques et à l’amélioration de la qualité de l’éducation”, d’après l’exposé des motifs.


