Un conseil ministériel restreint tenu, mercredi à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri, consacré à l’examen de l’état d’avancement des programmes issus de la stratégie de l’État pour la modernisation des filières agricoles, a recommandé d’accélérer la mise en œuvre des différents projets issus de la stratégie relative à la politique agricole et visant à promouvoir tous les systèmes de production.
Il s’agit, également, de concrétiser le programme de reconstitution du cheptel bovins et ovins, outre la diversification de la production et la consolidation du secteur de l’industrie agroalimentaire.
Le conseil a, par ailleurs, réitéré la nécessité d’accélérer la restructuration des exploitations relevant de l’Office des terres domaniales et de l’Office de l’élevage, afin de rééquilibrer les filières du lait et de la viande, outre la garantie de l’appui aux petits agriculteurs et aux structures professionnelles du secteur en mobilisant les financements nécessaires.
Le conseil ministériel a, par ailleurs, appelé à la modernisation et à la numérisation des circuits de distribution, des abattoirs et des marchés, dans le but de renforcer la transparence des prix et de lutter contre la spéculation et les pratiques monopolistiques.
Au cours de son intervention, la cheffe du gouvernement a souligné la nécessité d’accélérer les réformes structurelles des filières agricoles, en particulier les grandes cultures, l’huile d’olive, les fourrages, les produits laitiers et l’élevage.
Zenzeri, a dans le même contexte , rappelé que les filières agricoles constituent un axe stratégique de la souveraineté nationale et un pilier de la sécurité alimentaire, dans un contexte international marqué par des perturbations des marchés et des chaînes d’approvisionnement.
Elle a appelé à adopter une approche globale et intégrée fondée sur l’appui aux agriculteurs et aux producteurs, la modernisation des chaînes de valeur et le renforcement de la gouvernance des circuits de distribution, de transformation et de stockage. L’objectif recherché est de garantir les fondements de la souveraineté alimentaire et réduire la dépendance, en mettant les bases d’un système agricole plus résilient et plus indépendant et capable de faire face aux différents défis.
La cheffe du gouvernement a, également, insisté sur la dimension stratégique du secteur agricole, qui représente environ 10 % du PIB, 13 % des exportations et 14 % des opportunités d’emploi, et constitue la principale source de revenus pour près de 70 % des habitants des zones rurales en Tunisie.
Pour la cheffe du gouvernement, il est du devoir national de lever l’ensemble des obstacles, en particulier ceux auxquels sont confrontés les petits agriculteurs sur l’ensemble du territoire, conformément aux directives du président de la République, Kaïs Saïed.
La cheffe du gouvernement a enfin souligné que l’appui au secteur agricole et le renforcement de sa capacité d’adaptation aux mutations économiques internationales constituent un choix national stratégique visant à consolider la souveraineté économique et alimentaire du pays.


